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Annie Desrochers
Audio fil du jeudi 16 août 2018

Théâtre : Denis Bernard met en garde contre les dangers de la rectitude politique

Publié le

L'homme vêtu d'un chandail bleu regarde la caméra.
Denis Bernard   Photo : Théâtre La Licorne

Ce sera la dernière année du comédien Denis Bernard à la tête du théâtre La Licorne et de la compagnie théâtrale La Manufacture. En 10 ans, il a vu le milieu évoluer en même temps que la société. S'il considère ce changement positif, il met toutefois les artistes en garde contre les dangers de la rectitude politique.

Denis Bernard estime qu’après une décennie, il est temps pour lui de laisser sa place à quelqu’un d’autre : Au fil des ans, dans la pratique, j’ai réalisé à quel point il était important d’avoir toujours ce souci de me demander à quel moment ce serait bien pour le théâtre de me voir partir. Je trouve que si on met l’institution au-dessus de soi, c’est une nécessité, il faut se poser cette question-là.

Il est temps que quelqu’un prenne ce que j’ai fait dans les 10 dernières années et le porte plus loin. C’est nécessaire pour la santé d’une institution.

Denis Bernard, directeur artistique et général de La Licorne et de La Manufacture

Denis Bernard affirme que sa plus grande fierté est d’avoir fait du développement dramaturgique la pierre d’assise du théâtre La Licorne. Il a notamment mis en place un groupe d’auteurs en résidence pour assurer un rythme de création. La Licorne n’est pas un théâtre à concept très lourd, très compliqué, très élaboré, dit-il. C’est la parole qui est mise de l’avant, dans un rapport intimiste avec le spectateur.

La diversité sans censure

Quand on lui demande si la relation entre le public et le théâtre a changé, Denis Bernard répond sans hésitation que oui. Le Québec est désormais plus sensible à la diversité et il croit que le milieu théâtral doit emboîter le pas.

Le comédien estime toutefois qu'il ne faut pas tomber dans la censure et la rectitude politique.

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