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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du jeudi 9 août 2018

La veuve noire du nord s’est installée à Montréal, mais elle est sans danger

Publié le

Une araignée.
Une veuve noire du nord (Latrodectus variolus).   Photo : iStock

Le sud du Québec, et Montréal, font maintenant partie de la niche écologique de l'araignée veuve noire du nord. Cependant, pas d'inquiétude, le chercheur Maxim Larrivée nous l'assure : le danger que représente cette espèce est infime.

Certes, comme toutes les veuves noires, son venin est concentré, mais au Québec, le risque de se faire mordre est proche de zéro.

« Elles fuient les humains si on les perturbe. Nous ne sommes pas des proies pour elles, mais un danger. De plus, nous n'occupons pas les mêmes espaces. Les veuves noires du nord vivent sous des souches, sous des roches, sur le sol dans des endroits sombres et humides où des insectes ou d’autres araignées vont venir se prendre dans leur toile », explique Maxim Larrivée, entomologiste et chercheur à l’Insectarium d’Espace pour la vie, à Montréal.

Comment repérer la veuve noire du nord?

  • Elle affiche sous son abdomen un motif incomplet de sablier.
  • Sur son dos, elle possède une série de points rouges et parfois des lignes pâles.
  • Sa toile est irrégulière, et l’araignée s’y pend à l’envers.

Pas d’enjeu de santé publique

« La beauté des araignées est qu’elles participent au contrôle des populations d’autres insectes qui pourraient être envahisseurs », observe Maxim Larrivée.

La présence d’araignées sur nos terrains ou dans nos maisons est donc tout, sauf un mauvais signe.

Le rôle de la science citoyenne

Si l’étude menée par Maxim Larrivée et ses collègues de l'Université McGill et de l'Université du Québec à Rimouski a été possible, c’est grâce à l’observation citoyenne.

« Les gens ont [communiqué] avec nous leurs observations pour nous dire où et quand ils voyaient les araignées. Ce genre d’observations nous permet ensuite de faire des prédictions », précise Maxim Larrivée.

Il explique que cette collaboration entre les citoyens-scientifiques et les chercheurs est « une nouvelle avenue de plus en plus utilisée en recherche pour étudier des problématiques environnementales liées à la biodiversité à grande échelle et beaucoup plus rapidement ».

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