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L'animateur Martin Labrosse
Audio fil du mardi 24 juillet 2018

Passer entre les mailles du filet pour se procurer une arme à feu

Publié le

Des armes à feu accrochées à un grillage installé au mur.
Selon le professeur d'histoire Francis Langlois, il est possible au Canada de passer entre les mailles du filet pour se procurer une arme à feu de façon tout à fait légale.   Photo : iStock

Il est possible pour une personne ayant des antécédents psychiatriques d'échapper aux règles pour se procurer une arme à feu de façon tout à fait légale au Canada, affirme le professeur d'histoire Francis Langlois, chercheur associé à l'Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand.

Il précise que pour se procurer un permis, une personne doit déclarer ces antécédents. Or, tout repose sur la bonne foi de l'individu, qui peut omettre de divulguer ces informations. Si je marque "non", les autorités n’iront pas vraiment plus loin, dit-il.

Francis Langlois cite l’exemple de l’auteur de la tuerie de Québec, Alexandre Bissonnette, qui avait tu ses antécédents psychiatriques pour obtenir son permis.

Et même si une loi force les professionnels de la santé à signaler toute personne qui peut représenter un danger pour elle-même ou pour la société, cela ne garantit pas que l’information se rendra aux autorités : Il n’y a pas de guichet unique au Québec en matière de soins de santé. La police doit aller voir à différents endroits et ça ne veut pas dire qu’elle va trouver exactement l’information qu’elle cherche.

Néanmoins, Francis Langlois mentionne qu’en 2016, quelques centaines de personnes se sont vu retirer leur permis pour des raisons de santé mentale. Donc, oui, il y a des révocations, oui, on va chercher les armes chez les gens, mais il y a moyen de passer entre les mailles du filet, affirme le professeur.

De plus en plus d'armes saisies en provenance du Canada

Il est aussi possible au Canada d’obtenir une arme de façon illégale. C’est possible de s’en trouver, particulièrement dans les grandes villes comme Toronto parce que c’est un lieu d'échanges proche de la frontière américaine, explique Francis Langlois. Il souligne que bon nombre des armes saisies par la police au pays proviennent des États-Unis.

Le professeur ajoute toutefois que depuis 2012, la proportion d’armes saisies provenant du Canada ne cesse d’augmenter. Le marché canadien s’étant un peu libéralisé ces dernières années, sous la gouverne des conservateurs particulièrement, il y a plus d'armes à feu en circulation, indique-t-il.

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