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Isabelle Richer
Audio fil du jeudi 28 juin 2018

Ces femmes qui ont marqué le cinéma

Publié le

Scène du film Mourir à tue-tête, d'Anne Claire Poirier, avec l'actrice Julie Vincent qu'on voit en gros plan et en noir et blanc, le regard triste et le visage meurtri de plaies.
Scène du film Mourir à tue-tête, d'Anne Claire Poirier, avec l'actrice Julie Vincent dans le rôle de Suzanne, une infirmière victime de viol   Photo : Gracieuseté - Office national du film

Depuis 100 ans, les femmes ne cessent de marquer le cinéma par leurs créations, et la Cinémathèque entend leur rendre hommage cet été en présentant le cycle Femmes, femmes. Car, comme le fait remarquer l'ex-présidente de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), Monique Simard, « ce n'est pas parce que les femmes sont sous-représentées en cinéma qu'elles n'ont pas existé ».

Du 2 juillet au 26 août, la Cinémathèque présentera une centaine de films réalisés par des femmes de toutes époques. Une idée qui a tout de suite séduit Monique Simard, qui en est devenue la co-porte-parole.

Si elle précise que l’événement s’adresse surtout à un public de cinéphiles, Monique Simard souhaite tout de même y voir de nombreux jeunes afin qu’ils découvrent le cinéma féminin, souvent méconnu du grand public.

D’autant plus que la tâche n’a pas été facile pour la Cinémathèque, précise Monique Simard : « Elle a dû faire d’immenses efforts pour trouver certains de ces films qui étaient oubliés. »

Un « biais systémique »

Monique Simard soutient que les femmes sont aussi nombreuses que les hommes à étudier en cinéma. « Alors, comment se fait-il que, au moment de sortir sur le marché du travail, on ne les retrouve plus? », demande-t-elle.

Selon l’ex-présidente de la SODEC, la réponse réside dans le « biais systémique » que l'on retrouve dans l’industrie du cinéma : « Personne n’est individuellement coupable de discriminer des femmes, c’est intégré dans le système. Ce sont des biais inconscients. »

Elle croit toutefois que les récentes modifications que les organismes de financement ont apportées à leurs règles pour forcer les producteurs à se tourner vers des femmes cinéastes commencent à porter fruit.

La suggestion de Monique Simard : Mourir à tue-tête

Parmi la panoplie d'oeuvres présentées à l’occasion du cycle Femmes, femmes, Monique Simard suggère tout particulièrement Mourir à tue-tête, réalisé par Anne-Claire Poirier, l’une des premières femmes cinéastes au Québec.

Le film raconte l’histoire d’une femme qui s’est fait violer, incarnée par l’actrice Julie Vincent, et qui vit un stress post-traumatique. Un film dur, de l’avis de Monique Simard, mais qui a contribué à ouvrir les esprits à une époque où on commençait à peine à dénoncer les crimes sexuels. « Anne-Claire Poirier a commencé à nommer des choses, à dénoncer des choses à travers son cinéma », affirme l’ex-présidente de la SODEC.

Quarante ans après avoir vu Mourir à tue-tête, Monique Simard reste marquée par ce film.

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