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Annie Desrochers
Audio fil du lundi 25 juin 2018

Paul Gérin-Lajoie, un homme de conviction du début à la fin

Publié le

Paul Gérin-Lajoie en 2013
Paul Gérin-Lajoie reçoit le prix Georges-Émile-Lapalme 2013.   Photo : La Presse canadienne / PC/Jacques Boissinot

« Ce qui me frappe dans la vie de Paul Gérin-Lajoie, c'est sa constance dans l'intérêt qu'il a porté à l'éducation. » Guy Rocher, professeur émérite à la Faculté de droit de l'Université de Montréal, connaissait Paul Gérin-Lajoie depuis plus de 70 ans. Il a participé à la rédaction du rapport Parent recommandant la création d'un ministère de l'Éducation.

Déjà lorsqu’il était un jeune avocat, Paul Gérin-Lajoie portait un vif intérêt à l’éducation, selon Guy Rocher. « C’était un homme de conviction, et il l’a été toute sa vie, avec une grande constance », soutient le professeur de droit.

Selon Guy Rocher, les Québécois, et en particulier les femmes, ont une grande dette de reconnaissance envers le politicien. « Si le Québec est ce qu’il est économiquement, culturellement et socialement, c’est en grande partie parce qu’il a connu cette réforme du système d’éducation », fait-il remarquer. Il croit que, si les femmes se retrouvent aujourd’hui dans des postes de pouvoir, c’est parce qu'elles ont accès à l’éducation.

La réforme du système d'éducation ne s’est toutefois pas faite aisément. L’Église catholique, notamment, s’opposait vivement à la création d’un ministère qui lui enlèverait sa mainmise sur l’enseignement. Il aura fallu un an à Paul Gérin-Lajoie pour convaincre l’Église et les membres du gouvernement de la nécessité de redonner à l’État les pleins pouvoirs sur l’éducation.

Guy Rocher ajoute que cette idée allait à l’encontre de la philosophie qui était en vogue à l’époque, à savoir que l’État ne devait pas se mêler d'éducation.

Le professeur émérite tient également à mentionner que Paul Gérin-Lajoie militait pour une éducation universelle non seulement au Québec, mais aussi dans les pays en voie de développement, d’où la création de la fondation qui porte son nom : « C’est une œuvre extraordinaire, cette Fondation Paul Gérin-Lajoie, qui a commencé d’une manière plutôt modeste, mais qui est devenue une très grande institution. »

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