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Premières naissances de fauconneaux depuis 2015 à l’Université de Montréal

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Premières naissances de fauconneaux depuis 2015 à l’Université de Montréal

Audio fil du mardi 15 mai 2018
Gros plan d'une femelle faucon couvant un oeuf en train d'éclore.

Naissance d'un fauconneau dans le nichoir de l'Université de Montréal

Photo : Facebook/Faucons de l'UdeM

Deux des quatre œufs qui se trouvent dans le nid de faucons pèlerins de l'Université de Montréal viennent tout juste d'éclore. Les deux autres fauconneaux devraient voir le jour d'ici 48 heures, selon Ève Bélisle, ornithologue amateur et responsable de l'initiative pour les faucons à l'Université.

Depuis 2009, un nichoir installé au 23e étage de la tour du pavillon Roger-Gaudry accueille un couple de faucons. La femelle vient y pondre ses œufs et les bébés y sont élevés. Malheureusement, au cours des dernières années, une série de dérangements ont nui à la couvaison et ont empêché les œufs d’éclore, indique l'ornithologue amateur.

Si Ève Bélisle a décidé de lancer cette initiative, c’est parce qu’elle aime les oiseaux et qu’elle souhaitait contribuer à la protection du faucon pèlerin, qui se trouvait sur la liste des espèces menacées jusqu’en décembre dernier.

Les prochaines étapes

« Vous allez voir, ils vont grossir très vite », affirme Ève Bélisle. Elle explique que les fauconneaux seront d’abord nourris de viande crue par leur mère, alors que c’est leur père qui chassera et rapportera la nourriture. La femelle faucon introduira peu à peu dans leur alimentation des bouts d’os et des plumes.

Ève Bélisle estime que les fauconneaux pourront commencer à voler dans 35 à 45 jours, lorsque leurs plumes auront poussé. Ils apprendront alors à chasser et devront ensuite trouver leur propre territoire, explique-t-elle. « Vers l’automne, ils vont quitter le territoire. Ils sont matures sexuellement après deux ans, donc la première année, ils vont faire leur pèlerinage (d’où le nom de faucon pèlerin), c'est-à-dire qu'ils vont errer ici et là pour trouver un territoire. La deuxième année, normalement, ils vont essayer de trouver un endroit pour nicher. »

L’ornithologue amateur souhaite mettre une bague aux petits fauconneaux afin de pouvoir les suivre. « On fait ça le plus vite possible, évidemment, précise-t-elle. On kidnappe les petits, on leur met les bagues et on les retourne pour déranger le moins possible. »

Une femelle l’a échappé belle

La première femelle faucon à avoir niché à l’Université de Montréal a été violemment chassée par celle qui occupe le nichoir en ce moment. « La bataille a été très sanglante. Ce n’était pas beau à voir », raconte Ève Bélisle.

Elle précise que la femelle chassée a été retrouvée par un camionneur un mois plus tard, alors qu'elle se trouvait entre la vie et la mort. Il l’a apportée à l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie, où un bénévole à réussi à la guérir complètement. La femelle a été remise en liberté et n'a pas été revue depuis.

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