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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 18 avril 2018

Pénurie de main-d’oeuvre : la clé réside dans la formation

Publié le

Un soudeur au travail
Un soudeur au travail   Photo : Radio-Canada / Radio-Canada/Marie-Claude Julien

La pénurie de main-d'oeuvre frappe de nombreux secteurs au Québec, et il faut investir de toute urgence dans la formation des employés et des futurs travailleurs. C'est ce que pensent la directrice de l'Institut du Québec, Mia Homsy, le conseiller en ressources humaines Dave Dupuis et la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville.

« Il faut qu’il y ait une impulsion dans la formation continue », affirme Caroline Senneville. Pour elle, il s’agit de l’une des meilleures solutions à la pénurie de main-d’oeuvre, car elle permet de retenir les employés déjà en place.

Elle déplore que les budgets accordés par les entreprises à la formation de leurs employés ne cessent de diminuer avec le temps. « Il y a des politiques structurantes importantes de l’économie gouvernementale de l’État qu’on doit mettre en place », soutient-elle.

Le son de cloche est le même du côté de la directrice de l’Institut du Québec, Mia Homsy : « L’urgence, c’est d’être beaucoup plus flexible, d'être beaucoup plus agile dans l’adaptation de la formation, autant chez les employeurs que chez les gouvernements. Il y a plein de programmes gouvernementaux qui sont trop rigides. Le ministère est peut-être trop lent à approuver les changements. »

Caroline Senneville mentionne également l’importance des salaires et des conditions de travail dans la rétention des travailleurs. « Il y a une difficulté d’ajustement du marché du travail parce qu’on a vécu longtemps avec un surplus de main-d’œuvre », explique-t-elle.

Il y a une rareté, mais malheureusement, les salaires ne suivent pas.

Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN

La vice-présidente de la CSN donne comme exemple l’industrie du camionnage, qui vit une pénurie de travailleurs en ce moment, et où les conditions de travail sont « épouvantables », à son avis.

De son côté, le conseiller en ressources humaines Dave Dupuis suggère aux employeurs de miser sur la qualité de vie de leur région pour attirer des travailleurs, surtout s’ils ne peuvent se permettre d’offrir des salaires élevés.

Penser à long terme

Il existe de nombreuses tables de concertation à travers la province qui se penchent sur les solutions à apporter à la rareté de la main-d’oeuvre, mais elles travaillent chacune de leur côté. « J’ai fait un recensement, et quand j’étais rendue à 43 tables, j’ai arrêté, je n’étais plus capable », raconte Mia Homsy.

Elle précise que la plupart de ces groupes travaillent sur des solutions à court terme et s’intéressent peu au long terme parce que les changements technologiques rendent l’avenir incertain dans plusieurs domaines.

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