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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

La nièce du père Joveneau raconte avoir été agressée par son oncle

Audio fil du jeudi 29 mars 2018
Photo des années 80 montrant Marie-Christine Joveneau assise sur les genoux du père Joveneau.

Le père Alexis Joveneau en compagnie de sa nièce Marie-Christine Joveneau

Photo : BAnQ

Marie-Christine Joveneau affirme avoir été agressée toutes les nuits par son oncle, pendant neuf mois, alors qu'elle se trouvait avec lui dans une réserve amérindienne de la Côte-Nord.

Fascinée par la culture amérindienne, c’est avec confiance que la jeune Belge a quitté son pays pour aller rejoindre le père Alexis Joveneau au Québec. « J’arrivais toute confiante dans la réserve, tout à fait naïve, loin de m’imaginer l’homme qu’il était. Et ça a été un cauchemar », raconte-t-elle.

Après neuf mois, elle a réussi à s’enfuir de la réserve et à retourner chez elle, mais pas à couper les ponts avec son oncle. « Il me harcelait de lettres quotidiennement », affirme Marie-Christine Joveneau.

La seule personne à qui elle a parlé des agressions est sa mère, mais en la suppliant de n’en dire mot à personne. « Je ne voulais pas casser l’image de cet oncle qui était vénéré, non seulement au sein de la communauté innue, mais au sein de la famille Joveneau, qui est assez grande en Belgique », explique-t-elle.

À l’époque, elle ne connaissait pas l’ampleur des gestes reprochés à son oncle. Ce n’est qu’en décembre 2017 qu’elle a appris, dans les journaux belges, que des Oblats, dont le père Joveneau, étaient accusés d’avoir agressé des Innus.

Marie-Christine Joveneau joint sa voix à celle des présumées victimes

Si Marie-Christine Joveneau est revenue au Québec, c'est pour appuyer les présumées victimes dans leurs démarches contre les Oblats de Marie-Immaculée. « J’irai jusqu'au bout pour les aider à apporter tous les témoignages qu’il faut, même si replonger dans ce passé traumatique n’est pas facile », déclare-t-elle avec émotion.

« Le fait d’oser en parler, c’est une porte d’entrée vers le chemin de la sérénité, ajoute-t-elle. Je ne dis pas la voie de la guérison parce que je pense qu’on ne guérit jamais de ce genre de choses. »

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