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Annie Desrochers
Audio fil du lundi 5 mars 2018

Le métier de majordome n'est pas mort, bien au contraire

Publié le

Alexandra Girard en habit de majordome
Alexandra Girard vient de terminer sa formation de majordome à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec.   Photo : Radio-Canada / Catherine Contant

Les 10 premiers étudiants à avoir suivi la nouvelle formation de majordome à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ) viennent tout juste de recevoir leur diplôme. Ce métier peut sembler provenir tout droit du passé, mais il est toujours d'actualité, indique Alexandra Girard, nouvelle diplômée.

La fonction s’est beaucoup modernisée, précise Alexandra Girard. Il ne s’agit plus de nettoyer l’argenterie, mais plutôt d’optimiser le temps de la personne servie. « C’est un service à la clientèle personnalisé », affirme-t-elle.

Elle donne l’exemple de Pierre Gagné, qui a été le majordome de nombreux premiers ministres, dont Jean Charest. Quand il le servait, M. Gagné s’assurait qu’il déjeune, que ses vêtements soient prêts, toujours dans le but de lui faire gagner du temps et de lui permettre de se concentrer sur ses tâches de politicien.

Selon Alexandra Girard, pour être un bon majordome, il faut faire preuve de respect, avoir du tact et être observateur : « Si je vois que vous êtes gaucher, je vais m’assurer que vos ustensile sont à votre gauche. C’est un détail qui peut paraître anodin, mais qui va faire toute la différence pour une personne qui est gauchère. »

La discrétion est aussi de mise, ajoute la majordome. « Pierre Gagné disait toujours qu’il était sourd, muet et aveugle », raconte-t-elle.

Toutes sortes de gens emploient un majordome de nos jours : des célébrités, des politiciens, mais aussi des hôtels. Et les femmes sont de plus en plus recherchées. Alexandra Girard donne comme exemple les princesses d’Arabie saoudite, qui désirent être servies par des femmes.

Comment fait-on pour ne pas avoir l’impression d’être une servante? Tout est une question de perception, estime Alexandra Girard.

Si j’ai l’impression de servir une amie, un collègue de travail, c’est tout à fait différent. Si je sers quelqu’un et que je vois que ça le rend heureux, moi, ça fait ma journée.

Alexandra Girard, majordome diplômée

Alexandra Girard est enchantée de la formation intensive d’une semaine qu’elle a suivie à l’ITHQ. Elle rêve de pouvoir un jour se mettre au service de la famille Obama.

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