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L’eau potable de Montréal, menacée par un projet de terminal pétrolier

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

L’eau potable de Montréal, menacée par un projet de terminal pétrolier

Audio fil du mercredi 28 février 2018
Une maquette informatique représentant un bateau à quai ainsi que huit réservoir de carburants en bordure du fleuve Saint-Laurent.

Huit nouveaux réservoirs de carburant s'ajouteront au paysage montréalais si le projet voit le jour.

Photo : Corporation internationale d'avitaillement de Montréal

La Direction de la santé publique (DSP) a fait part de ses inquiétudes au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) quant à la construction d'un terminal pétrolier à Montréal-Est. Maxime Roy, médecin-conseil à la DSP, reproche au BAPE de ne pas étudier l'ensemble du circuit pétrolier qui serait relié au terminal.

« La santé publique est préoccupée d’un possible déversement d’hydrocarbures en amont des sources d’eau potable », explique Maxime Roy. Selon lui, si un déversement survenait à cet endroit, la seule solution pour la Ville serait de fermer toutes ses entrées d’eau, privant ainsi d’eau potable l’ensemble des Montréalais, incluant tout le réseau de la santé.

La Direction de la santé publique demande au BAPE de prendre en compte l’ensemble du réseau et de ne pas s’attarder uniquement au projet de terminal. « On parle d'une chaîne d’approvisionnement en carburant, et le terminal fait partie de la chaîne », rappelle Maxime Roy. « Une chaîne est aussi forte que son maillon le plus faible, mais là, on est en train de regarder juste le maillon le plus fort pour évaluer toute la chaîne », déplore-t-il.

La DSP souhaite aussi s’assurer que si un déversement survenait, il serait détecté rapidement et que les équipes d’urgence seraient déployées le plus tôt possible.

« Si on parle d’un court déversement, on peut se dire qu’on va fermer les prises d’eau pendant un certain temps, mais si c’est prolongé, ça devient compliqué », affirme Maxime Roy.

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