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Annie Desrochers
Audio fil du jeudi 22 février 2018

Chiens dangereux : plus difficile de réglementer les maîtres que leur bête

Publié le

Un policier tient en laisse un chien muni d'une muselière.
Des policiers amènent un chien de type pitbull   Photo : Radio-Canada

Le récent jugement de Karim Jean Gilles, le propriétaire des pitbulls qui ont attaqué une fillette de 7 ans à Brossard en 2015, relance les débats sur les chiens dangereux. Alors que la mairesse souhaite réglementer les propriétaires, l'avocat municipal Mario Paul-Hus la met en garde contre les complications que présente la mise en place d'une telle politique.

Le jugement est tombé aujourd’hui. Karim Jean Gilles est reconnu coupable de négligence criminelle. Cette décision historique donne le ton à l'administration de Valérie Plante, qui a suspendu le règlement de son prédécesseur sur les chiens dangereux.

« On semble reprocher plus au maître qu’au chien lui-même les événements fâcheux qui sont survenus les derniers temps », dit Me Mario Paul-Hus, au sujet de la fillette défigurée par les pitbulls de Karim Jean Gilles.

Selon cet avocat municipal, le fait que la Ville souhaite réglementer les propriétaires de chien plutôt que les bêtes fait fi des limites du cadre réglementaire actuellement en place pour les municipalités.

« Il doit y avoir une norme de conduite facilement évaluable, qui ne s’en remet pas à la tête du client », précise l’avocat.

Des critères objectifs sont exigés

Seul un règlement précis, comprenant des critères objectifs, peut être reçu au municipal, avance Me Paul-Hus. L’administration suggérerait en ce sens que les personnes ayant été reconnues coupables dans les cinq dernières années d’un crime ne pourraient pas posséder un chien ou en avoir la garde.

« Est-ce que le fait d’avoir été accusé d’un certain crime rend une personne incapable de s’occuper d’un chien ? Le lien n’est pas si évident que ça », soulève l’avocat.

La tendance discriminatoire d’un règlement de ce type le rend difficilement crédible aux yeux de Mario Paul-Hus. Toutefois, ce qui est évident pour lui, c’est que de baser la réglementation sur l’animal est beaucoup plus facile que de la baser sur le maître.

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