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Annie Desrochers
Audio fil du vendredi 16 février 2018

Les promesses médicinales du caca

Publié le

Un emoji d'excrément
Le dernier numéro du magazine Québec Science est consacré à la matière fécale, « l'or brun »   Photo : Catherine Contant

Bien qu'elles inspirent du dégoût pour la plupart des gens, les matières fécales sont pleines de promesses pour le domaine de la santé. Comme elles regorgent de bonnes bactéries, la greffe de ces matières permet de rééquilibrer une flore intestinale mal en point, selon la rédactrice en chef du magazine Québec Science, Marie Lambert-Chan.

« Le taux de guérison est spectaculaire : de 80 % à 90 % », précise la journaliste. En comparaison, le traitement antibiotique a un taux de réussite d’environ 30 %.

Pour procéder à une greffe, il faut d’abord qu’un donneur ait fait don de ses excréments, ce qui n’est pas si facile. Marie Lambert-Chan précise que seulement 3 % des gens qui se présentent à la seule banque publique d’excréments aux États-Unis sont admis pour faire un don.

Une fois que le don est fait, la matière fécale est broyée, diluée et filtrée, pour ensuite être administrée au patient par lavement, sonde ou capsule orale.

On pense qu’un débalancement du microbiote est associé à différentes maladies, comme l’alzheimer et le diabète, et que la greffe fécale pourrait avoir un effet spectaculaire sur ces maladies.

Marie Lambert-Chan, rédactrice en chef de « Québec Science »

Réutiliser les matières fécales

Marie Lambert-Chan rappelle que les excréments sont déjà utilisés comme source d’énergie à plusieurs endroits dans le monde, grâce à la biométhanisation. Leur réutilisation est une façon de limiter le gaspillage d'eau qu'entraîne leur élimination.

Toutes les déjections produites par les humains en une année pourraient remplir près de 120 stades olympiques, selon la journaliste. « On calcule que si tous les excréments humains étaient réutilisés en biométhanisation, on pourrait éclairer l’équivalent de 138 millions d’habitations », indique-t-elle.

Certaines personnes utilisent également leurs excréments comme engrais, mais cette pratique est très restreinte au Québec en raison des règlements en vigueur, selon Marie Lambert-Chan.

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