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Annie Desrochers
Audio fil du jeudi 15 février 2018

Des vêtements qui ont la couleur du sang

Publié le

Des travailleurs indiens entourés de coton, dont un qui tient un ballot de coton sur sa tête
Une image tirée du reportage « Mode : la face cachée des petits prix », présenté à l’émission Tout compte fait sur France 2   Photo : France 2

La grande majorité des vêtements en coton bon marché que l'on peut acheter dans les pays occidentaux ont été confectionnés à partir de coton cultivé en Inde, au détriment de la santé et du bien-être des agriculteurs, affirme la journaliste-rédactrice Mathilde Cusin.

C’est justement la réalité de ces travailleurs indiens qu’elle met en lumière dans son reportage « Mode : la face cachée des petits prix », présenté à l’émission Tout compte fait sur France 2.

Mathilde Cusin précise que l’Inde assure le tiers de la production mondiale de coton, et qu’il s’agit de l’un des cotons les moins chers sur le marché, d’où sa popularité dans l’industrie du textile.

Les agriculteurs qui récoltent le coton en Inde sont régulièrement en contact avec des pesticides qui ont de graves effets sur leur santé, souligne la journaliste : « Il y a des malades dans toutes les familles. Les gens savent qu’ils sont malades à cause des pesticides, mais il y a une sorte de fatalité, où les gens ne sont même pas en colère. Ils se disent que c’est comme ça, qu’ils n’ont pas le choix. »

Le reportage de Mme Cusin présente d’ailleurs l’histoire d’un petit travailleur de 7 ans, atteint d’une maladie au foie et qui n’a plus que quelques mois à vivre. Sa famille a beau être consciente de son état santé et du rôle que jouent probablement les pesticides dans sa maladie, il continue de travailler aux champs.

Comme le prix du coton est très bas, la plupart des agriculteurs indiens n’ont pas les moyens d’embaucher des employés, explique la journaliste. La culture du coton devient donc une affaire de famille, à laquelle participent même les enfants.

Elle ajoute que bien des agriculteurs ne peuvent même pas se permettre d’acheter des masques et des gants pour éviter le contact avec les pesticides qu’ils utilisent.

Les solutions

Selon Mathilde Cusin, les consommateurs ont le pouvoir de changer les choses, notamment en se renseignant sur ce qu'ils achètent.

« Si le consommateur change son mode de consommation, les marques vont suivre pour proposer des produits de meilleure qualité, mieux encadrés », croit-elle.

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