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Corée du Nord : beaucoup d’inquiétudes, peu de solutions

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Corée du Nord : beaucoup d’inquiétudes, peu de solutions

Audio fil du mercredi 29 novembre 2017
Un homme passe devant un écran de télévision en Corée du Sud.

Les médias sud-coréens présentent la trajectoire du missile tiré par la Corée du Nord.

Photo : AFP/Getty Images / JUNG YEON-JE

Le missile lancé mardi en mer du Japon par la Corée du Nord est une avancée technologique impressionnante, selon le spécialiste de l'Asie du Nord-Est Benoît Hardy-Chartrand.

« Cet essai de missile balistique à portée intercontinentale a une portée encore plus grande que ceux de septembre, et une durée de vol qui est encore plus grande, souligne-t-il. Donc, visiblement, leurs avancées sont rapides et impressionnantes. »

Le spécialiste précise toutefois que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ne cherche pas la guerre nucléaire : « Il sait très bien que ça mettrait fin à la survie de son régime. » Selon Benoît Hardy-Chartrand, l’objectif de la Corée du Nord a toujours été de posséder un arsenal nucléaire complet afin d’assurer sa survie face à ce qu’elle considère comme une menace des États-Unis et de la communauté internationale.

Le président américain a beau dire qu’il va « s’en occuper », les solutions à la crise sont limitées, estime le spécialiste. « Il est difficile de faire plier la Corée du Nord parce que ça nécessite la coopération de tous, ça nécessite la coopération principalement de la Chine », dit-il.

Il ajoute que la Russie est elle aussi un obstacle potentiel à la résolution du conflit. S’il croit qu’il est possible que la Chine appuie les nouvelles sanctions proposées par les États-Unis, il pense que la Russie pourrait y opposer son veto. « La Russie, depuis quelques années déjà, appelle tout le monde à retourner à la table de négociations et elle hésite énormément à mettre plus de pression », explique-t-il.

Il rappelle que le Canada préfère lui aussi la diplomatie à la ligne dure, bien qu’il ait toujours appuyé les sanctions officiellement.

Pour Benoît Hardy-Chartrand, le défi du Canada lors de la conférence qu’il organisera conjointement avec les États-Unis pour trouver une solution à la crise sera de faire en sorte que tous les acteurs s’entendent sur une même approche. « La clé, pour le Canada, sera de proposer quelque chose de novateur, de différent », affirme-t-il.

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