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Annie Desrochers
Audio fil du mardi 31 octobre 2017

Maisons sur d’anciens dépotoirs : les gouvernements doivent agir, dit un avocat

Publié le

Une montagne de déchets
Des déchets au site d'enfouissement d'Hébertville-Station   Photo : Radio-Canada

Il était courant à l'époque de construire des maisons sur d'anciens dépotoirs, affirme l'avocat Marc-André Lechasseur. « Les villes émettaient des permis pour construire sur ces sites-là, pensant viabiliser les sols en leur donnant une nouvelle vocation », explique-t-il.

On ne pensait pas mal faire à l’époque.

Marc-André Lechasseur, avocat

Aujourd’hui, les connaissances sur la qualité des sols et la santé publique sont plus poussées, et la question des sites contaminés commence à devenir un enjeu important un peu partout en Amérique, indique Marc-André Lechasseur.

En Europe pourtant, cela fait depuis les années 70 que l’on se préoccupe des problèmes qui découlent du développement de sites contaminés, affirme l’avocat : « Le problème est si important en Europe que l’Union européenne a créé un comité chargé d’évaluer tous les cas qui se présentent et les mesures qui doivent être mises en place. »

Maintenant que la situation est connue au Québec, la prochaine étape serait de s’inspirer de l’Europe et de prendre le taureau par les cornes, pense Marc-André Lechasseur. « Les gouvernements, que ce soit au provincial ou au municipal, doivent trouver des solutions pour protéger les gens contre des situations de cette nature-là, ce qui peut équivaloir à acheter des maisons parfois », soutient-il.

Marc-André Lechasseur croit d’ailleurs que les gouvernements auraient dû avertir les citoyens concernés lorsqu’ils se sont rendus compte que certains sites pouvaient poser problème pour la santé publique.

Il suggère aux municipalités de rendre accessibles des cartes qui répertorient les anciens dépotoirs pour que les acheteurs puissent faire les vérifications avant d’acheter. Il précise que la présence d’un ancien dépotoir ne signifie pas nécessairement qu’il faille démolir le bâtiment, mais que ce serait une bonne idée de faire des tests pour s’assurer qu’il n'y a pas de danger pour la santé.

« Peut-être que pour les dépotoirs, lorsque la carte sera rendue publique, on pourrait faire en sorte de dire au vendeur : "Tu dois le dévoiler, sinon ça devient un vice caché" », ajoute l’avocat.

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