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Quand les militants de l’extrême droite se prennent pour des Vikings

Le 15-18

Avec Jacques Beauchamp

En semaine de 15 h à 18 h

Quand les militants de l’extrême droite se prennent pour des Vikings

C'est un homme torse nu portant un casque avec des cornes.

Jake Angeli , alias "Q Shaman", prédicateur bien connu de QAnon, a plusieurs tatouages représentant des symboles vikings.

Photo : Getty Images / Win McNamee

Depuis plusieurs années, les mouvements d'extrême droite s'approprient des symboles associés aux Vikings et aux mythes de l'Europe du Nord du Moyen Âge. Mais ils le font souvent à tort et à travers, sans aucune considération historique, selon Geneviève Pigeon, chargée de cours au Département des sciences des religions de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

Elle explique que ces militants voient dans les Vikings des hommes blancs au comportement guerrier et dominant et ils se projettent dans cette image-là.

Or, s’ils étaient effectivement majoritairement caucasiens, les Vikings ont aussi tissé des liens commerciaux avec une multitude de populations à travers le monde. Ils ont établi des colonies et des comptoirs un peu partout sur le territoire. Il est donc faux de penser qu’ils formaient un peuple replié sur lui-même qui se contentait de mener des raids et de retourner chez lui après avoir tout saccagé sur son passage.

C’est pourtant cette dernière image qui est restée dans la culture populaire. C’est la culture populaire qui nourrit l’imaginaire et la déformation historique autour des Vikings, affirme Geneviève Pigeon.

L’attrait des mouvements d’extrême droite pour les Vikings ne date pas d’hier. Les nazis avaient d’ailleurs repris un grand nombre de symboles de ce peuple nordique. Mais les récents événements violents impliquant des militants d’extrême droite arborant des emblèmes vikings préoccupent particulièrement les spécialistes de l’Europe du Nord du Moyen Âge, au point où ils en sont venus à la conclusion qu’ils avaient une part de responsabilité dans ce phénomène. Il y a un consensus, indique Geneviève Pigeon. Les gens sont conscients qu’il faut agir, mais, la question, c’est : quoi faire?

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