•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Julie Payette « était aux antipodes de ce qu'il faut », selon Marc Laurendeau

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Julie Payette « était aux antipodes de ce qu'il faut », selon Marc Laurendeau

Julie Payette en avant-plan et Justin Trudeau en arrière-plan, tous deux souriants.

Julie Payette en compagnie du premier ministre Justin Trudeau lors de sa nomination comme gouverneure générale, en 2017

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

Le journaliste Marc Laurendeau n'a pas été surpris des conclusions du rapport sur le climat de travail au bureau de Julie Payette, qui a entraîné sa démission comme gouverneure générale. Déjà, au début du mandat de celle-ci, il affirmait que Julie Payette n'avait pas les qualités pour ce poste. Il croit que Justin Trudeau a une part de responsabilité dans l'embarras causé par celle qu'il a nommée en 2017, car il a outrepassé son comité-conseil.

Marc Laurendeau rappelle que des allégations de harcèlement en milieu de travail pesaient déjà sur Julie Payette lorsqu’elle a été nommée gouverneure générale. Toutefois, comme Justin Trudeau voulait absolument une vedette pour occuper ce poste, il n'a pas demandé l'avis du comité-conseil, dont le mandat est justement de vérifier le passé des candidats au poste de gouverneur général.

Même si elle avait une grande expérience comme astronaute et ingénieure et qu’elle parlait de nombreuses langues, cela ne signifie pas nécessairement que Julie Payette avait l'étoffe d’une gouverneure générale. En fait, elle était aux antipodes de ce qu’il faut, soutient Marc Laurendeau.

Il rappelle qu’un gouverneur général doit être accessible et accepter le fait qu’il n’a pas de prise sur le contenu des lois. Au contraire, Julie Payette avait aménagé son bureau de façon à ce qu’il soit le moins accessible possible et elle avait un grand besoin de contrôle.

Pour être gouverneur général, il faut aimer le monde et il faut accepter que l’on incarne l’État. Je crois que Julie Payette n’avait pas compris l’essence de son rôle.

Marc Laurendeau, journaliste

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi