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<em>Black Power</em>&nbsp;: de la prise de position politique au renforcement du pouvoir de la culture noire

Le 15-18

Avec Jacques Beauchamp et Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Black Power : de la prise de position politique au renforcement du pouvoir de la culture noire

Des statues des athlètes Tommie Smith et John Carlos, qui ont levé leur poing au ciel sur le podium aux Jeux olympiques de Mexico, en 1968, pour protester contre la situation des Afro-Américains.

Des statues des athlètes Tommie Smith et John Carlos, qui ont levé leur poing au ciel sur le podium aux Jeux olympiques de Mexico, en 1968, pour protester contre la situation des Afro-Américains.

Photo : AFP/Getty Images / AFP

Le livre Black Power : l'avènement de la pop culture noire américaine, publié récemment par GM Editions (Nouvelle fenêtre), retrace de manière chronologique les jalons qui ont été plantés par les figures marquantes de la communauté noire, des années 1960 à aujourd'hui. « Il y avait une ségrégation même en culture », rappelle Martine St-Victor, chroniqueuse au journal Montreal Gazette et coanimatrice du balado Seat at the Table.

En effet, certaines étiquettes refusaient carrément de faire affaire avec des artistes noirs. C’est notamment pour cette raison que la compagnie de disques américaine Motown est née. Elle s’était donné comme mission de faire la promotion des artistes noirs, de leur offrir des contrats justes et de protéger leur art, mentionne Martine St-Victor.

Car il n’était pas rare que des œuvres d’artistes noirs ne leur soient pas créditées à juste titre. Par exemple, plusieurs chansons d’Elvis Presley provenaient d’artistes noirs, et ce, à son insu, fait valoir Martine St-Victor. Les artistes et leurs gérants ont dû créer leur propre réseau pour pouvoir exister.

Le livre traite également de la naissance des magazines Jet, Essence et Ebony, engendrée par l'absence de couverture médiatique des artistes noirs dans la presse tabloïd.

Si certains artistes de la communauté noire américaine s’en tirent mieux aujourd’hui, les combats demeurent les mêmes que durant les années 1960 pour le reste d’entre eux, selon Martine St-Victor.

Les Beyoncé, les Spike Lee et les Michelle Obama de ce monde, dit-elle, sont perçus différemment par la majorité parce qu’ils ont un pouvoir économique.

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