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Les résolutions du Nouvel An, un remède à l’incertitude

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Les résolutions du Nouvel An, un remède à l’incertitude

Une cigarette écrasée.

Il est bien de prendre une résolution, comme arrêter de fumer, en pensant à ses proches, mais il faut d'abord le faire pour soi, selon la psychologue Rachida Azdouz.

Photo : iStock

Devant l'imprévisibilité qui accompagne la pandémie de COVID-19, plusieurs ont renoncé à prendre des résolutions pour l'année 2021. Pourtant, ce rite est un véritable remède à l'incertitude, selon la psychologue Rachida Azdouz. Elle donne des conseils pour choisir les bonnes résolutions et les tenir.

La psychologue explique que les résolutions permettent de canaliser l'angoisse à l'égard de l’avenir en agissant sur ce sur quoi on a un contrôle. Elle ajoute que les résolutions ont un côté très pratique : Ça nous permet de nous organiser, de nous discipliner et de faire un bilan. Comme les résolutions stimulent la volonté d’agir, elles sont un bon moyen de faciliter l’atteinte d’objectifs.

Toutefois, pour atteindre ces objectifs, encore faut-il choisir les bonnes résolutions. Une étude américaine a déjà montré que 76 % des résolutions adoptées ne sont pas tenues. Selon Rachida Azdouz, cela s’explique par le fait que l'on a tendance à adopter des résolutions trop ambitieuses.

Pour parvenir à atteindre nos objectifs, la psychologue recommande de :

  • choisir des résolutions réalistes et qui nous tiennent vraiment à cœur;
  • les adopter pour les bonnes raisons, c’est-à-dire d’abord pour nous, et non pour plaire aux autres;
  • procéder par étapes, quitte à faire un bilan en cours d’année et à revoir nos objectifs.

Un rite antique

Les résolutions sont un rite du Nouvel An qui remonte à l’Antiquité. Les Babyloniens avaient l’habitude, au début d’une nouvelle année, de promettre à leurs dieux de rembourser leurs dettes et de rendre le matériel agricole qu’ils avaient emprunté. C’était leur façon d’entrer dans la nouvelle année du bon pied et une manière de prendre leurs responsabilités comme individus, explique Rachida Azdouz, qui ajoute que cela permettait également de renforcer les liens dans la communauté.

Les Romains ont repris ce rite et la tradition s’est poursuivie jusqu’à notre époque.

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