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COVID-19 : des mesures sanitaires trop sévères, selon un biophysicien

Le 15-18

Avec Jacques Beauchamp

En semaine de 15 h à 18 h

COVID-19 : des mesures sanitaires trop sévères, selon un biophysicien

François Legault et Horacio Arruda lors d'une conférence de presse.

Normand Mousseau critique la gestion de crise du gouvernement et de la santé publique du Québec.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Dans son livre Pandémie : quand la raison tombe malade, le professeur de physique Normand Mousseau se montre très critique envers la façon dont le gouvernement du Québec gère la pandémie de COVID-19 depuis le mois de mars. Non seulement il estime que l'appareil étatique n'a pas su s'adapter rapidement pour faire face à la crise, mais il soutient que les mesures adoptées sont beaucoup trop sévères et qu'elles créent de nombreuses inégalités dans la société.

Selon Normand Mousseau, la pandémie a mis au jour plusieurs vulnérabilités de la société québécoise, dont son incapacité à innover, à se transformer et à prendre des risques. L’appareil d’État a été incapable de faire face à la réalité autrement que par des mesures brutales et en négligeant énormément les dommages collatéraux, estime-t-il. Il y a beaucoup de gens qui souffrent des mesures de la pandémie et qui sont complètement ignorés pour des raisons totalement inexplicables, parce qu’on n’est pas obligé de faire ça.

Il donne l’exemple des bancs qui ont été retirés de la plupart des espaces publics, ce qui pénalise énormément les personnes à mobilité réduite.

Le biophysicien souligne aussi que les mesures sanitaires ont entraîné des inégalités dans la société, car certaines personnes plus privilégiées – celles qui ont une résidence à la campagne, par exemple – peuvent plus facilement se permettre de tricher en organisant des rassemblements.

Normand Mousseau croit que le gouvernement est allé trop loin dans les restrictions imposées aux Québécoises et aux Québécois. Un moment donné, la population ne peut plus respecter les mesures en place, dit-il. Une société, ça ne s’arrête pas à un virus.

Il insiste sur l’importance de mettre la santé mentale sur le même pied d’égalité que la santé physique : La santé publique est en faille majeure. La santé publique, son rôle, ce n’est pas de s’occuper d’un seul aspect de notre société. La santé publique, c’est l’ensemble de la santé pour l’ensemble des citoyens, et elle a oublié son rôle depuis mars.

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