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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Au revoir Le Château, bonjour Uniqlo : la loi du plus gros

Des vêtements accrochés dans une boutique.

La chaîne de boutiques Le Château réclame la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

Photo : The Canadian Press / MARTA IWANEK

Au moment où l'entreprise québécoise Le Château annonçait la fermeture de tous ses magasins, la compagnie japonaise Uniqlo ouvrait sa toute première boutique de vêtements à Montréal. Qu'est-ce qui explique que les temps soient aussi durs pour des chaînes de vêtements québécoises, alors que des compagnies internationales ont le vent dans les voiles? Selon Jacques Nantel, professeur émérite à HEC Montréal, c'est surtout une question de grosseur.

Il faut bien comprendre que, le commerce de détail, ce qui fait son succès ou son échec, c’est, d’abord et avant tout, ses capacités en matière d’approvisionnement, explique le professeur. Une entreprise plus grosse aura généralement un meilleur réseau d’approvisionnement, ce qui lui permettra d’avoir des prix concurrentiels.

Depuis quelques années, le consommateur recherche des magasins à grande surface qui offrent un vaste éventail de produits dans une ambiance agréable, un peu comme IKEA, Simons ou Apple Store. On y [vit] une expérience telle qu’on serait tenté d’y rester pendant des heures, souligne Jacques Nantel.

Or, la plupart des chaînes québécoises ont plutôt opté pour de petits magasins disséminés dans des centres commerciaux à travers le territoire. Ces détaillants, ils ont vieilli, mais leur formule, elle, n’a pas tant évolué, affirme Jacques Nantel. Ce sont des concepts des années 70.

En magasin et en ligne

Jacques Nantel précise que l’expérience en ligne est tout aussi importante que l’expérience en magasin. Il serait désavantageux, pour un détaillant, de miser sur un ou sur l’autre : Contrairement à ce qu’on a longtemps pensé, les consommateurs ne choisissent pas entre en ligne et en magasin. Ce n’est pas un ou l’autre, c’est un et l’autre.

Le professeur ajoute qu’il est fréquent que les consommateurs se rendent en magasin pour voir les produits, mais qu’ils les commandent en ligne.

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