•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Application de traçage de la COVID-19 : une bonne idée, finalement?

Main qui tient un cellulaire affichant l'application Alerte COVID.

L'application Alerte COVID est disponible depuis le 31 juillet.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Après avoir, dans un premier temps, rejeté l'idée d'utiliser une application pour tracer les cas de COVID-19, le gouvernement du Québec a décidé de réévaluer sa décision. Il s'agit d'une bonne nouvelle selon le professeur de médecine sociale et préventive Benoît Mâsse, qui estime que la province aurait tout avantage à ne pas se priver de cette technologie.

Il n’est pas trop tard, mais malheureusement, on a perdu beaucoup de temps de préparation, affirme Benoît Mâsse. Il croit que le Québec aurait dû profiter de l’accalmie du mois d’août pour préparer une application avant l’arrivée d’une deuxième vague. On avait excessivement confiance en notre capacité de faire du traçage manuel et là, on se rend compte qu’il y a des choses qu’on avait sous-estimées, dit-il.

Celui qui est aussi chef à l’Unité de recherche clinique appliquée du Centre hospitalier Sainte-Justine pense que l’application Alerte COVID du gouvernement fédéral, qui est déjà utilisée dans plusieurs provinces, serait une bonne option pour le Québec. Il la juge simple et peu risquée pour la vie privée.

« À la minute où l'on utilise des applications numériques, il y a un enjeu de sécurité, mais il faut dire que le traçage manuel a aussi ses problèmes », souligne-t-il. Benoît Mâsse rappelle que le traçage manuel peut mener à des fuites d’information, parfois erronée, comme dans le cas de la coiffeuse de Thetford Mines.

On a besoin de toute l’aide qu’on peut avoir. Je ne pense pas qu’on puisse se permettre de laisser de côté cette option.

Benoît Mâsse, professeur de médecine sociale et préventive à l’École de santé publique de l’Université de Montréal

Benoît Mâsse ajoute qu’une application de traçage ne viendra jamais remplacer le traçage manuel, mais qu’elle pourrait s’y ajouter pour accélérer le processus.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi