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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Ces gestes qui alimentent la grossophobie sans qu’on s’en rende compte

Une femme en surplus de poids est pointée du doigt.

La grossophobie entraîne souvent de l'anxiété, selon Josiane Blanc.

Photo : iStock

Dans son documentaire Contes d'une grossophobie ordinaire, la réalisatrice et scénariste Josiane Blanc met en lumière différents comportements que l'on voit beaucoup dans la société et qui peuvent sembler anodins, mais qui ont des conséquences pour les personnes grosses. Elle espère que son film sensibilisera le public à la réalité des victimes de la grossophobie.

Au départ, Josiane Blanc s’intéressait à la diversité corporelle chez les femmes adultes, mais elle a vite tourné son regard vers les adolescentes. [Pendant notre] recherche, plusieurs adultes nous disaient que ça avait commencé très jeune chez eux, vers l’âge de 3 ou 4 ans, et j’ai voulu essayer d’avoir un impact sur ce plan-là, d’aller là où ça commence, explique-t-elle.

La grossophobie se traduit de toutes sortes de façons, selon Josiane Blanc. Elle prend parfois la forme d’un commentaire qui se veut bienveillant, mais qui peut blesser l’enfant, comme : Tu as trop mangé. Elle peut aussi être véhiculée dans le milieu médical, par exemple lorsqu’un professionnel relie tous les problèmes de santé d’une personne à son poids, sans chercher plus loin.

La réalisatrice a aussi reçu plusieurs témoignages de personnes grosses qui ont de la difficulté à se faire prendre au sérieux ou qui sont considérées comme stupides à cause de leur poids.

Des effets dévastateurs

Josiane Blanc affirme que la grossophobie crée très souvent de l’anxiété chez les jeunes. Plusieurs s’empêchent de faire des choses, comme aller à la piscine ou faire du théâtre, déplore-t-elle.

D’autres développent des troubles alimentaires. On a souvent l’impression que les gens qui sont gros ne sont pas victimes de ces troubles, alors que c’est faux, soutient-elle.

Elle invite donc les parents à regarder le documentaire avec leurs enfants sur le site de l’Office national du film (ONF), et elle encourage les gens à prendre conscience de la portée de leurs paroles et de leurs gestes envers les personnes grosses et à se poser la question : Est-ce que j’ai traité cette personne différemment à cause de sa grosseur?

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