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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Tant que j’ai du respir dans le corps : quand la mort et la détresse côtoient l’humanité

Deux hommes assis sur la banquette arrière d'une voiture de police.

Une scène tirée du documentaire Tant que j'ai du respir dans le corps, dans laquelle on voit un médecin tenter de venir en aide à un itinérant

Photo : F3M

Le documentaire Tant que j'ai du respir dans le corps, du réalisateur Steve Patry, sera présenté en première mondiale samedi, au Festival de cinéma de la ville de Québec. Il sera également diffusé en ligne. Ce documentaire suit l'histoire des plus vulnérables de la société, des gens qui vivent en situation d'itinérance dans les rues de Montréal et qui n'ont plus personne sur qui compter. C'est un film dur, mais qui se veut aussi une fenêtre sur l'humanité, selon Steve Patry.

Le film, c’est vraiment une plongée dans les rues de Montréal, en hiver, souligne-t-il. Le réalisateur avait envie de documenter la relation d’aide et de confiance qui peut s’installer entre les plus démunis et les différents intervenants sociaux. De filmer cette entraide-là, c’était pour moi un moyen de contrer ma peur face à la perte d’humanité que l’on vit, explique Steve Patry. C’était ça, ma motivation de départ.

Il a choisi de suivre plusieurs personnages et plusieurs intervenants afin d’avoir un portrait général de la détresse que l’on trouve dans les rues de Montréal et des différentes approches qui existent en matière d’intervention sociale.

Malgré l'humanité et la compassion présentes tout au long du film, l’œuvre est un véritable coup de poing, de l’aveu même du réalisateur : Ce qui m’a rattrapé dans le film, c’est l’omniprésence de la mort. J’essaie toujours de faire des films qui sont à la fois durs et lumineux. Certains sont un peu plus durs, d’autres plus lumineux, mais celui-ci est dur. On ne s’en sort pas indemne.

L’un des protagonistes de Tant que j’ai du respir dans le corps est d'ailleurs décédé avant d’avoir pu voir le film, à la grande tristesse de Steve Patry.

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