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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Des chercheurs pensent avoir trouvé des traces de vie sur Vénus

Vue globale de Vénus.

La planète Vénus.

Photo : NASA

Des chercheurs ont détecté la présence de phosphine dans l'atmosphère de Vénus, un gaz très souvent produit par de l'activité biologique. Il reste toutefois encore plusieurs étapes à franchir avant de pouvoir dire avec certitude qu'il y a de la vie sur Vénus, selon l'astrophysicien Robert Lamontagne.

La phosphine est un gaz composé de phosphore et d’hydrogène et, comme le méthane, il est souvent associé à un processus biologique. Certains microbes, certains micro-organismes produisent de la phosphine lorsqu’ils digèrent des minéraux, explique Robert Lamontagne.

La planète étant plus près du Soleil que la Terre, sa température à la surface est beaucoup plus chaude : entre 475 et 500 °C. Son atmosphère est aussi très dense, riche en dioxyde de carbone et en acide sulfurique; des conditions qui en font un milieu peu propice à la vie. Or, plus haut dans son atmosphère, les températures tournent plutôt autour de 30 °C. Certains chercheurs pensent donc que des microbes auraient pu s’adapter à la vie en haute altitude, d’où la présence de phosphine.

Robert Lamontagne précise toutefois que la phosphine peut aussi être liée à des processus non biologiques. Les chercheurs qui ont détecté ce gaz à l’aide de télescopes ont exploré les autres explications possibles, mais ils en sont venus à la conclusion que seule une activité biologique pouvait être à l’origine de cette matière dans l’atmosphère de Vénus.

Malgré tout, on est encore loin d’affirmer hors de tout doute qu’il y a de la vie sur Vénus. Ça demeure une détection indirecte, rappelle l’astrophysicien. On a une signature d’apparence biologique, c’est-à-dire un gaz qui est associé à une activité biologique, mais on n’a pas trouvé de microbes encore. Il faut y aller, rapporter des échantillons d’atmosphère et voir s’il y a des microbes là-dedans.

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