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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

La vente de maquillage en baisse en raison de la pandémie

Une femme s'applique du crayon à lèvres.

Ce sont surtout les rouges à lèvres qui ont été délaissés par les consommatrices.

Photo : iStock

Il y a eu des pénuries de toutes sortes de produits depuis le début de la crise sanitaire, mais s'il y a un secteur où les ventes ont, au contraire, diminué de façon importante, c'est celui des cosmétiques. Avec le confinement, le télétravail et le port du masque, de nombreux produits de beauté ont été délaissés par les consommatrices, selon la chef de contenu beauté du magazine Elle Québec, Théo Dupuis-Carbonneau.

L’industrie des cosmétiques – qui comprend le maquillage, les produits capillaires, les soins corporels – génère habituellement 500 milliards de dollars par année dans le monde. Elle a pourtant toujours été en croissance depuis 2005.

Cette année, pour la première fois, on constate une baisse des revenus dans ce secteur. En France, notamment, les revenus de l’industrie du maquillage ont diminué de 22 % comparativement à l'an passé.

Selon Théo Dupuis-Carbonneau, ce sont surtout les rouges à lèvres qui ont été délaissés par les consommatrices. On a beau aimer les rouges à lèvres à longue tenue, c’est sûr qu’une personne qui doit porter son masque huit heures par jour, ça ne fonctionne pas, ça peut s’étendre, souligne Théo Dupuis-Carbonneau.

On note aussi une baisse des ventes du côté des fonds de teint : Avec le confinement, on s’est habitués à notre texture de peau, à notre teint qui n’était pas altéré avec un fond de teint, dit-elle. Je pense que les gens se sont réapproprié leurs traits.

Théo Dupuis-Carbonneau s’attend par contre à ce que les produits pour les yeux, comme le fard à paupières, le mascara ou les crayons à sourcils, connaissent un gain de popularité au fur et à mesure que les gens retourneront au bureau et reprendront leurs activités sociales.

Une industrie qui doit s’adapter

Théo Dupuis-Carbonneau prévoit un changement de cap de la part des agences de marketing, mais cela prendra du temps puisque les campagnes publicitaires sont généralement prévues des années à l'avance. Six mois de pandémie, c’est beaucoup pour nous, mais c’est peu dans l’industrie du marketing de la beauté, affirme-t-elle.

Elle-même, en tant que chef de contenu beauté pour un magazine, elle a dû revoir certains pans de son travail. Ce n’est pas demain la veille que je vais faire une grosse page sur les rouges à lèvres de la saison, indique-t-elle.

Plusieurs fabricants de cosmétiques ont, quant à eux, ont réorienté une partie de leurs activités pour fabriquer des désinfectants.

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