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Le cri du cœur d’une enseignante contre les lourdeurs administratives

Le 15-18

Avec Jacques Beauchamp

En semaine de 15 h à 18 h

Le cri du cœur d’une enseignante contre les lourdeurs administratives

Une salle de classe vide.

À quelques jours de la rentrée scolaire, Émilie se retrouve sans groupe, alors que plusieurs classes de son école n'ont toujours pas d'enseignant.

Photo : Getty Images/iStock/DONGSEON KIM

Émilie est une enseignante de maternelle. À quelques jours de la rentrée scolaire, on a décidé de fermer la classe où elle devait enseigner en raison du trop grand nombre de désinscriptions. Elle se retrouve donc sans groupe d'élèves, alors que cinq classes de son école n'ont toujours pas trouvé d'enseignant. Selon Émilie, ce genre de situation absurde est monnaie courante et contribue à l'épuisement des enseignants.

Émilie occupe un poste permanent depuis cinq ans, mais elle ne cesse de se promener d’une école à l’autre au gré des changements d’affectations. Cette année, elle venait encore de changer d’école. Elle avait déjà préparé sa future classe de maternelle lorsqu’elle a appris que le groupe n’allait finalement pas voir le jour et qu’elle allait devoir, encore une fois, aller travailler dans une autre école.

On est tellement empêtrés dans des structures administratives que je ne saurai probablement pas avant le 2 ou le 3 septembre où je vais aller, déplore-t-elle.

Pourtant, dans son école actuelle, cinq classes sont toujours sans enseignant en raison de la pénurie de personnel. Émilie s’est proposée pour prendre l’un de ces groupes, mais comme elle enseigne habituellement au niveau préscolaire, on lui dit que cela n’est pas possible. Elle a pourtant son diplôme en enseignement préscolaire et primaire, et est donc qualifiée pour enseigner aux deux niveaux.

Émilie explique que les règles établies visent à permettre aux enseignants d’avoir la priorité sur les classes de leur niveau, mais elle souhaiterait qu’elles soient assouplies dans le contexte de pénurie d’enseignants.

Même le syndicat et le centre de services ont peu de marge de manœuvre en raison de cette lourdeur administrative, selon Émilie : Tout le monde travaille très fort pour m’aider, pour faire en sorte que j’aie les meilleures conditions, mais en même temps, tout le monde est pris dans cette structure.

Émilie soutient que ce genre de situation survient année après année, si bien que plusieurs enseignants deviennent épuisés avant même que l’année scolaire commence. Ça brûle ma flamme d’enseignante un peu plus chaque année, témoigne-t-elle.

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