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Le 15-18

Avec Alain Gravel

En semaine de 15 h à 18 h

Le cidre, la solution de dernier recours devenue un véritable commerce

Un bouteille de cidre sur un tonneau avec des pommes.

Du cidre de pomme

Photo : Radio-Canada

« Dès qu'on a pu produire des pommes, on a pu faire du cidre. » Dans son livre Le cidre au Québec : histoire, cidreries et coups de cœur d'ici, le sommelier et historien Stéphane Morin s'intéresse à l'évolution du cidre dans la Belle Province. Alors qu'il n'était, au départ, qu'un moyen de diminuer les pertes des producteurs, le cidre a connu une telle popularité qu'il est devenu un véritable commerce en soi.

Ce sont les Basques qui ont été les premiers à boire du cidre sur le territoire québécois. Puisqu’il s’agit d’une boisson qui se conserve bien, ils avaient pris l’habitude d’en apporter des barils au cours de leurs expéditions.

On sait aussi que, bien des années plus tard, les Sulpiciens produisaient leur propre cidre à Montréal.

Mais il a fallu attendre la fin du 19e siècle pour que la pratique se répande chez les producteurs de pommes. C’était une façon de diminuer les pertes dans la production, explique Stéphane Morin.

La production de cidre est demeurée marginale jusque dans les années 1970, lorsque le gouvernement Bourassa a décidé de mettre fin à une interdiction de vendre du cidre qui durait depuis près de 50 ans.

À partir de ce moment, la consommation de cidre a considérablement augmenté au Québec et partout dans le monde, et la production a suivi le mouvement, sans jamais pourtant devenir une industrie : Le cidre, au Québec, c’est le fruit de petits artisans qui ont accès à des fruits et qui vont décider de les transformer. On ne parle pas vraiment de production industrielle.

Le cidre québécois a la particularité d’être produit à partir des pommes que l’on consomme tous les jours : McIntosh, Spartan, Cortland, etc. Ailleurs, les producteurs utilisent plutôt des pommes destinées uniquement à la production de cidre et qui ne sont pas comestibles. On regarde beaucoup le Québec pour sa très grande créativité, affirme Stéphane Morin.

Pourquoi avoir choisi d’utiliser des pommes comestibles pour faire du cidre? La réponse réside dans la raison même pour laquelle on fait du cidre au Québec : parce que ce produit sert à diminuer les pertes des producteurs. Les producteurs vendent des pommes, ils font des produits transformés, et le cidre vient en dernier pour essayer de diminuer les pertes, mais c’est devenu une business en soi, résume Stéphane Morin.

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