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Le 15-18

Avec Alain Gravel

En semaine de 15 h à 18 h

Les bibliothèques publiques encouragées à abolir leurs frais de retard

Un livre ouvert sur une pile de livres fermés.

De plus en plus de bibliothèques abolissent leurs frais de retard.

Photo : getty images/istockphoto / Canetti

Alors que toutes les bibliothèques de la Nouvelle-Écosse qui rouvrent leurs portes après la pandémie ont décidé d'abolir leurs frais de retard, de plus en plus de bibliothèques québécoises choisissent de faire de même. Selon le président de l'Association des bibliothèques publiques du Québec, Denis Chouinard, la disparition des frais de retard comporte de nombreux avantages.

Le but de ce mouvement est d’assurer une plus grande accessibilité des bibliothèques. On veut que les gens puissent venir à la bibliothèque, peu importe leurs moyens financiers, explique Denis Chouinard.

Il précise que, même si les montants des amendes sont généralement peu élevés, ils peuvent décourager certaines familles à faible revenu d’aller à la bibliothèque.

Denis Chouinard ajoute que les abonnés qui rapportent leurs documents en retard constituent une minorité et que les retards sont de plus en plus rares depuis que les bibliothèques envoient des avis aux usagers pour les prévenir que leur prêt vient à échéance. Les amendes ne représentent pas vraiment un incitatif à retourner les documents, soutient-il.

Au Québec, 148 bibliothèques publiques ont aboli leurs frais de retard, et une vingtaine d’autres les ont éliminés partiellement (pour les jeunes et les aînés, par exemple).

La première à avoir pris cette initiative est la bibliothèque de Baie-Comeau, qui a mené un projet pilote en 2019 pour mesurer les effets de l’absence de frais de retard. Souvent, on craint que, si on abolit les frais de retard, les livres ne reviennent pas, mais ce n’est pas ce qui s’est produit à Baie-Comeau, indique Denis Chouinard.

Sur le plan des relations avec nos usagers, les amendes ne sont pas idéales non plus. C’est pour ça qu’on trouve que c’est mieux lorsqu’il n’y a pas de frais de retard.

Denis Chouinard, président de l'Association des bibliothèques publiques du Québec

Denis Chouinard rappelle également que l’amnistie offerte par les bibliothèques montréalaises à l’occasion du 375e anniversaire de la ville avait connu un immense succès : Il y avait eu un peu moins de 5000 documents récupérés; on avait effacé environ 160 000 $ de frais, et 5300 abonnés avaient recommencé à fréquenter la bibliothèque.

Il dit comprendre que certaines bibliothèques hésitent à se départir de cette source de revenus, mais il précise que les frais de retard ne représentent généralement que de 1 à 2 % des revenus d’une bibliothèque.

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