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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Remise en liberté d’un délinquant sexuel : « Le public n’est pas protégé », croit un expert

Un des bâtiments du Service correctionnel du Canada à Laval, où se déroulent des audiences de la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Un des bâtiments du Service correctionnel du Canada à Laval, où se déroulent des audiences de la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Photo : Radio-Canada

Michel Cox a été condamné à 21 ans de prison pour avoir agressé violemment de jeunes adolescentes. Il a obtenu une libération d'office en 2017, après avoir purgé les deux tiers de sa peine. Or, le délinquant vient d'être accusé d'avoir tenté d'enlever une adolescente en se faisant passer pour un policier. Comment un tel individu a-t-il pu se retrouver dans la société? C'est la question que se pose Dave Blackburn, un ancien commissaire aux libérations conditionnelles.

Dave Blackburn rappelle que la loi prévoit qu’un individu peut obtenir une certaine liberté après avoir purgé les deux tiers de sa peine s’il s’est bien conduit pendant son incarcération. Si, au contraire, il a fait preuve de violence, il pourrait rester enfermé.

La protection du public est toujours le critère prépondérant, précise Dave Blackburn.

Or, Michel Cox a obtenu une libération d’office en 2017, même si sa dernière évaluation psychologique laissait entendre qu’il était à risque de causer du tort dans la société. L’évaluation psychologique, c’est un élément important dans l’évaluation du risque, mais c’est un élément parmi tant d’autres, explique l’ancien commissaire. Dans sa prise de décision, la Commission des libérations conditionnelles tient également compte du cheminement de l’individu et des facteurs pouvant contribuer à une récidive de sa part.

Dave Blackburn ne comprend toutefois pas pourquoi Michel Cox a pu demeurer en maison de transition après avoir brisé ses conditions et après que son équipe de gestion de cas eut recommandé la révocation de sa libération. Ça me surprend, parce que quand on regarde la fiche criminelle de cet individu, ce sont des crimes importants, affirme-t-il.

La réinsertion sociale, oui, c’est important, mais ce qui prime, c’est la protection du public.

Dave Blackburn, ancien commissaire aux libérations conditionnelles

Dave Blackburn fait partie de ceux qui avaient aussi remis en question la décision des commissaires de libérer Eustachio Gallese, un meurtrier qui a récidivé.

Je pense qu’il faut mettre à jour la prise de décisions, au Québec, des commissaires de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, parce que, de toute vraisemblance, le public n’est pas protégé actuellement, dit-il.

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