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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Des chercheurs pensent avoir trouvé la recette pour enrayer la COVID-19

Gros plan sur des mains gantées qui tiennent du matériel médical.

Une infirmière s'apprête à faire un test de dépistage de la COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Une équipe de chercheurs de l'Université de Montréal croit avoir trouvé la recette pour mettre fin à la propagation de la COVID-19 au Québec. Elle l'a découverte en analysant les modèles mathématiques de 32 études portant sur la crise du coronavirus. « Si on arrivait à faire, en moins de trois jours, un bon processus de tests, de recherche de contacts et d'accompagnement auprès de gens qui se mettent en quarantaine, on pourrait arrêter la pandémie », estime le docteur en santé publique Carl-Étienne Juneau, qui est l'un des auteurs de cette analyse.

Selon Carl-Étienne Juneau, le processus d’endiguement de la pandémie se divise en quatre étapes. Lorsqu’une personne tombe malade, elle doit d’abord prendre l’initiative de se faire tester. Ensuite, il faut que le test soit accessible et que le résultat soit émis rapidement. Puis, lorsque le résultat s’avère positif, l’étape suivante consiste à rechercher tous les gens qui ont été en contact avec cette personne. Les études suggèrent que si on arrive à joindre 80 % des gens qui ont été en contact, toujours en moins de trois jours, et qu’il n’y a pas d’autre transmission de la maladie chez ces personnes qui se mettent en quarantaine, on peut contrôler l’épidémie, souligne Carl-Étienne Juneau.

La quatrième et dernière étape consiste à placer toutes les personnes infectées en quarantaine et à les soutenir au cours de cette période.

Carl-Étienne Juneau précise que plus les délais sont longs entre chacune de ces étapes, moins on a de chances de maîtriser la pandémie.

Selon lui, pour rendre ce processus plus efficace et espérer ainsi mettre un terme à la crise, il faut qu’une personne soit mandatée pour le superviser, avec un budget consacré à cette fin. À ma connaissance, il n’y a personne au Québec qui est responsable de l’efficacité du processus du début à la fin, déplore le docteur en santé publique.

Il ajoute que nous nous trouvons dans un moment idéal pour procéder à des réformes de ce processus, puisque nous sommes dans une accalmie de la pandémie. Moins il y a de cas, plus c’est facile à contrôler, rappelle-t-il.

Carl-Étienne Juneau mentionne que lors de la crise de la grippe A (H1N1), des chercheurs avaient évalué qu’il était 4000 fois moins cher de se concentrer sur la recherche de contacts que de fermer les écoles. Oui, il va falloir dépenser pour le faire, mais ça revient quand même moins cher que de tout fermer, dit-il.

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