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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Environnement : les choix difficiles que l’industrie de la mode ne veut pas faire

Des manteaux en boutiques.

De plus en plus de compagnies de vêtements bannissent la fourrure. Mais, selon Madeleine Goubau, il s'agit d'un choix facile qui n'a qu'un faible impact sur l'environnement.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

De plus en plus de marques et de compagnies, comme Simons, décident de ne plus vendre de vêtements faits de véritable fourrure, dans un souci environnemental et de respect du bien-être animal. Or, il s'agit d'un choix facile à faire, selon la spécialiste de la mode Madeleine Goubau. Elle estime que les vraies initiatives environnementales dans l'industrie de la mode, celles qui ont le plus de répercussions, sont celles qui génèrent les produits qui se vendent le moins bien.

De nos jours, presque plus personne n’achète de vêtements en fourrure. Il n’est donc pas trop difficile pour une entreprise de prendre la décision de ne plus en vendre. De mon point de vue, arrêter de vendre de la fourrure, c’est une prise de position facile pour donner l’impression de faire quelque chose dans cette industrie de la mode qui est très nocive à l’échelle de la planète, affirme Madeleine Goubau.

Qu’est-ce qui est pire : l’industrie de la fourrure qui tue quelques animaux ou tout le reste de l’industrie qui anéantit leur habitat?

Madeleine Goubau, chargée de cours à l'École supérieure de mode de l'Université du Québec à Montréal

Le lien entre fourrure et environnement est aussi facile à comprendre pour le public. Toutefois, comment lui faire comprendre que le plus gros problème dans l’industrie de la mode est la surproduction (Nouvelle fenêtre)? Le lien, dans ce cas-ci, est beaucoup plus abstrait et il est difficile d’en faire un outil de marketing. Créer des vêtements durables, moins collés aux tendances, faire de plus petits inventaires; ce ne sont pas des choses qui se crient bien sous forme de slogan, souligne Madeleine Goubau. C’est difficile à expliquer au public.

C’est pourquoi, selon elle, peu de compagnies se risquent à poser de véritables gestes pour l’environnement. Il serait par exemple possible pour ces entreprises de revoir leurs modes de transport et leurs emballages, mais cela resterait vague pour le public.

Certaines compagnies osent tout de même entreprendre un véritable virage vert. Madeleine Goubau cite l'exemple de la marque Esprit, qui a décidé d’augmenter ses prix et d’utiliser des matières de meilleure qualité pour confectionner des vêtements durables, en moins grandes quantités.

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