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Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Plus de cours d’éducation à la sexualité pour moins d’abus de pouvoir

Une infographie montre sur un tableau noir des coeurs, des équations mathématiques et des bonhommes allumettes.

Les cours d'éducation sexuelle sont offerts dans toutes les écoles primaires et secondaires au Québec depuis la rentrée de septembre 2018.

Photo : Radio-Canada / Emilee Flansberry-Lanoix

Pour la sexologue Estelle Cazelais, une agression sexuelle, à la base, c'est un abus de pouvoir. Et des abus de pouvoir, il y en a encore trop dans la société. C'est pourquoi elle milite pour qu'encore plus d'éducation à la sexualité se fasse dans les écoles.

Estelle Cazelais fonde beaucoup d’espoir sur le nouveau programme d’éducation à la sexualité mis en place par le gouvernement du Québec, mais elle trouve qu’il ne comporte pas assez d’heures. En fait, dans ces cours, il se parle très peu de sexualité, dit-elle. On parle de relations interpersonnelles, de stéréotypes sexuels, etc. L’éducation à la sexualité, c’est aider les gens à désapprendre ce qu’ils ont appris en amont, alors ce n’est pas simple.

Estelle Cazelais estime que la priorité de ce programme devrait être de déconstruire les stéréotypes sexuels et de genre qui prolifèrent dans la société. Elle ne trouve pas normal, par exemple, que l’on ait attribué un genre aux émotions et que les femmes qui démontrent de la colère ou les hommes qui vivent de la tristesse soient stigmatisés. Pour moi, juste ça, c’est faire violence aux gens, affirme la sexologue.

Estelle Cazelais rêve d’un monde où il n’y aurait plus d’abus de pouvoir, mais elle croit qu’il s’agit d’une utopie. Pourquoi ne voulons-nous pas vivre dans une société qui ne veut pas qu’il y ait des personnes qui abusent de leur pouvoir, autant sur le plan sexuel que sur le plan économique? se demande-t-elle.

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