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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Une baisse de la population mondiale anticipée d'ici 2100

Représentation artistique de la population mondiale.

Représentation artistique de la population mondiale.

Photo : iStock

Selon une étude publiée dans la revue The Lancet, il risque d'y avoir moins d'humains sur la planète en 2100 qu'aujourd'hui. Les chercheurs derrière cette étude s'attendent à ce que le taux de fécondité, c'est-à-dire le nombre d'enfants par femme, diminue de façon généralisée sur la planète, particulièrement dans les pays où il est actuellement élevé. La démographe Chantal Girard précise toutefois qu'il s'agit d'une hypothèse et non d'une prédiction précise de ce que sera la réalité dans 80 ans.

Des projections, c’est souvent un exercice de prolongement des tendances actuelles, explique Chantal Girard. Les scientifiques se sont donc basés sur la situation actuelle pour imaginer ce dont la population mondiale pourrait avoir l’air en 2100.

Selon leur hypothèse, l’augmentation de la scolarisation chez les filles et la plus grande accessibilité de la contraception dans les pays en voie de développement entraîneront une baisse du taux de fécondité. Le nombre moyen d’enfants par femme pourrait atteindre 1,66 en 2100, alors que le taux minimal pour que la population puisse se renouveler se situe à 2,1 enfants par femme.

Au Québec, le taux de fécondité tourne déjà autour de 1,6 enfant par femme depuis une quarantaine d’années. Dans la plupart des pays industrialisés, on observe un taux de fécondité en deçà de 2 enfants par femme.

Quelle sera l’influence de la pandémie?

Si certaines personnes ont prédit une augmentation des naissances en raison du confinement entraîné par la pandémie de COVID-19, c’est plutôt le contraire qui risque de se produire, selon Chantal Girard. On peut s’attendre, et ça s’est observé lors de périodes de crise, à une diminution du taux de fécondité, mais on a aussi vu des rattrapages après ces crises, indique la démographe.

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