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Vague de dénonciations : la clinique Juripop débordée

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Vague de dénonciations : la clinique Juripop débordée

Une femme troublée

Depuis quelques jours, une vague de dénonciations frappe le milieu artistique et le paysage numérique québécois

Photo : iStock

« Depuis lundi matin, le téléphone ne dérougit pas. [...] Des personnes nous sollicitent à chaque 15-20 minutes pour être mises en contact avec un avocat pour explorer leurs droits et leurs recours dans le contexte précis de cette vague de dénonciations. » En entrevue, la directrice de la clinique juridique Juripop, Me Sophie Gagnon, explique que depuis quelques jours, un déferlement de dénonciations d'agressions à caractère sexuel frappe le milieu artistique et le paysage médiatique québécois.

« Les questions qui nous reviennent le plus souvent relèvent de la diffamation. Ce qu’il y a de particulier avec [ce] mouvement de dénonciations, c’est qu’il y a plusieurs personnes qui identifient nommément leurs agresseurs allégués, donc évidemment, ça peut entraîner des risques de diffamation. » L’avocate explique que la valeur qui guide les services de la clinique en matière de violences sexuelles est celle de l’autonomie.

On est convaincus que la personne la mieux placée pour prendre des décisions, c’est la personne victime elle-même. Nous, notre rôle comme avocats et avocates, c’est de lui expliquer quel est l’état du droit, quels sont les risques auxquels elle est susceptible de s’exposer, et ensuite, c’est à la personne de prendre la décision qui réponde le mieux à ses besoins.

Me Sophie Gagnon

Me Gagnon explique toutefois que les avocats n’encouragent personne à porter plainte, mais tiennent plutôt un rôle d’accompagnateurs pour la personne victime.

Selon l’avocate, il reste beaucoup à faire pour briser le tabou entourant la dénonciation, et ce dernier témoigne d’un mal de société. « De notre côté – les avocats, les juristes et les gens qui évoluent autour du système de justice –, on a encore du travail à faire pour adapter le système de justice à la réalité des personnes victimes et des survivantes pour regagner leur confiance », dit Sophie Gagnon.

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