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Il aurait fallu restreindre l’accès à la PCU, selon un économiste

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Il aurait fallu restreindre l’accès à la PCU, selon un économiste

Deux mains ouvertes l'une vers l'autre, dessinées à la craie sur un tableau noir. Entre elles est posé le signe $ découpé dans du papier.

Les organismes de charité anticipent une importante baisse de leurs revenus.

Photo : iStock

Alors que de nombreux entrepreneurs déplorent la difficulté de rappeler les employés au travail en raison de la Prestation canadienne d'urgence (PCU), l'économiste Daniel Denis estime que le gouvernement fédéral a raté une belle occasion en reconduisant le programme sans en modifier les conditions.

Pour Daniel Denis, il est compréhensible que les critères d’admissibilité à la PCU aient été larges dans un premier temps, car il fallait agir rapidement et s’assurer de ne laisser personne de côté. Mais maintenant que près de 80 % de l’économie a repris, il aurait fallu que le gouvernement modifie les critères du programme, selon lui. Le problème, c’est que la PCU n’a pas évolué, estime Daniel Denis.

L’économiste croit que la PCU devrait être refusée à ceux qui sont rappelés au travail. Il ajoute que le gouvernement fédéral aurait pu, aussi, décider de réduire graduellement le montant de la prestation en fonction des heures travaillées.

Daniel Denis pense que la PCU peut décourager certaines personnes à retourner au travail, surtout celles qui ont un bas salaire et qui travaillent à temps partiel. Il a calculé que la PCU est plus profitable que le travail pour les gens qui gagnent entre 13 $ et 25 $ par heure.

L’économiste ajoute que les conditions de travail sont aussi un aspect important dans l’équation : Si, en plus, on avait un emploi qui n’était pas attrayant, la PCU peut vraiment être un désincitatif au travail.

Une part de responsabilité aux employeurs

Daniel Denis pense que certains employeurs ont aussi été les artisans de leur malheur. Le gouvernement a quand même introduit une subvention salariale de 75 % pour que les gens maintiennent leur lien d’emploi, rappelle-t-il. Mais il y a beaucoup d’employeurs qui ont préféré mettre tout le monde à pied et n’avoir à assumer aucune dépense, et là, ils veulent les rappeler.

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