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Ce que l’on sait sur l’immunité conférée par la COVID-19

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Ce que l’on sait sur l’immunité conférée par la COVID-19

Image d'une molécule

Une illustration du coronavirus causant la COVID-19

Photo : Reuters / NEXU Science Communication

Une récente étude chinoise révèle que les malades de la COVID-19 qui sont asymptomatiques ou qui ont de légers symptômes développent peu d'anticorps. Cela remet-il en question la notion d'immunité conférée par la maladie? Pas nécessairement, selon la microbiologiste-infectiologue Caroline Quach.

Bien que l’étude chinoise ait été menée sur peu de patients, elle confirme ce que d’autres études ont conclu, c’est-à-dire que la production d’anticorps est plus faible chez les personnes asymptomatiques que chez celles qui présentent des signes de la maladie.

Est-ce que, parce que j’ai moins d’anticorps, je vais être moins bien protégé à long terme? C’est possible, mais on n’a pas encore cette confirmation, précise Caroline Quach.

Elle explique que les cellules jouent, elles aussi, un rôle dans la lutte aux microbes, mais que cette activité cellulaire est plus difficile à mesurer que les anticorps.

C’est pourquoi la microbiologiste-infectiologue ne perd pas espoir en la découverte d’un vaccin efficace. C’est fort possible que le vaccin fonctionne mieux que l’immunité chez les personnes asymptomatiques, croit-elle.

Beaucoup plus traître que le SRAS

En 2003, le virus responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) avait fini par disparaître de lui-même. Il est toutefois peu probable que la même chose arrive avec le nouveau coronavirus, car leurs caractéristiques sont très différentes sur le plan de la transmission. Le SRAS était à son maximum de contagiosité à peu près 7 à 10 jours après le début des symptômes, explique Caroline Quach. Habituellement, on était alors suffisamment malade pour ne plus être dans la rue en train de se promener. Souvent, on était aux soins intensifs.

Elle ajoute que les mutations du SRAS ont fait en sorte qu’il se transmettait de moins en mois facilement, ce qui n’est pas le cas du coronavirus. Le coronavirus, c'est un traître, affirme Caroline Quach.

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