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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Les écoles devraient-elles offrir des repas gratuits à tous les élèves?

De nombreux parents de Montréal apprennent, ces jours-ci, que leurs enfants n'auront plus droit à l'aide alimentaire dans leur école (Nouvelle fenêtre). Cela est dû au fait que certains quartiers s'embourgeoisent et ne sont plus considérés comme des quartiers défavorisés, ce qui enlève leur admissibilité au programme d'aide alimentaire. Or, les élèves défavorisés sont toujours présents dans ces quartiers. C'est l'une des raisons pour lesquelles le gouvernement du Québec devrait instaurer une aide alimentaire universelle, selon Anne Plourde, chercheuse spécialisée en politique sociale et de la santé à l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS).

Anne Plourde fait valoir qu’à plusieurs endroits dans le monde, on sert un repas gratuit dans les écoles et, parfois même, deux. C’est le cas, notamment, du Brésil, où les 45 millions d’enfants qui fréquentent l’école publique reçoivent gratuitement, depuis 2009, deux repas quotidiens.

En Finlande, le programme universel d’aide alimentaire existe depuis 1948.

Anne Plourde soutient que 20 % des enfants dans le monde reçoivent au moins un repas gratuit par jour à l’école.

La chercheuse ajoute que, l’an dernier, la Commission scolaire de Montréal avait estimé le coût d’un tel programme alimentaire. Elle en était venue à la conclusion qu’il lui en coûterait 57 millions de dollars par année pour offrir un repas gratuit aux 74 000 élèves de son territoire,

Si l'on projette ce résultat à l’ensemble de la province, on peut en déduire qu’un programme universel d’aide alimentaire coûterait 800 millions de dollars par année au gouvernement du Québec.

Ça peut sembler considérable, mais ça représente à peine plus de 4 % du budget du ministère de l’Éducation du Québec, alors que la Finlande, elle, consacre 8 % du budget de l'éducation au financement des repas gratuits, souligne Anne Plourde.

Des lacunes dans le programme actuel

La chercheuse estime que le programme d’aide alimentaire actuel est inadéquat, notamment parce qu’il laisse de côté de nombreux élèves dans le besoin. Tous les enfants défavorisés qui habitent dans des quartiers plus favorisés se retrouvent sans aide alimentaire, déplore-t-elle.

Elle souligne également que, dans certaines écoles, en raison de besoins logistiques, les enfants qui reçoivent l’aide alimentaire doivent manger séparément des autres élèves, ce qui contribue à les stigmatiser.

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