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Mort de la baleine : une triste fin, mais une mine d’informations

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Mort de la baleine : une triste fin, mais une mine d’informations

Une baleine flotte sur les eaux, immobile. Près d'elle, un homme dans une embarcation.

Une baleine dérive lentement devant l’île Beauregard, à proximité de Verchères.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les agents de la garde côtière s'affairent à remorquer la carcasse du baleineau qui séjournait dans les environs de Montréal depuis quelques jours. Il s'agit de tout un défi, selon la porte-parole du Réseau québécois d'urgence pour les mammifères marins, Marie-Ève Muller. Mais elle ajoute que la nécropsie qui pourra être faite par la suite apportera de précieuses informations à la communauté scientifique.

C’est toujours un gros défi de récupérer une carcasse de baleine en mer, affirme Marie-Ève Muller. Mais les efforts en valent la peine.

Car il ne suffit pas de remorquer l’animal de plusieurs dizaines de tonnes : il faut aussi que sa carcasse puisse être accessible aux scientifiques. Il faut trouver un endroit sécuritaire où les bateaux peuvent approcher de la rive, où l'on peut transporter du gros matériel pour remorquer la baleine et où l’équipe de vétérinaires de l’Université de Montréal va pouvoir pratiquer la nécropsie, explique Marie-Ève Muller.

Cette nécropsie se déroulera en deux étapes. Les vétérinaires observeront d’abord l’extérieur et l’intérieur de la carcasse pour, par exemple, y déceler des signes de collision, pour voir si la baleine a de la nourriture dans son estomac ou pour chercher la présence de tumeurs ou de parasites. Ils feront ensuite analyser des échantillons de tissus en laboratoire, mais les résultats pourraient tarder à arriver, vu la pandémie de COVID-19.

Marie-Ève Muller croit que, même morte, la baleine sera une mine d’informations pour les scientifiques : C’est vraiment très précieux comme données. Ça nous permet d’étudier des animaux auxquels on a très peu accès quand ils sont dans la nature.

C’est une triste fin pour l’individu, mais peut-être que l’héritage de cette baleine va être immense.

Marie-Ève Muller, porte-parole du Réseau québécois d'urgence pour les mammifères marins

Après la nécropsie, la carcasse sera probablement transportée dans un centre d'enfouissement.

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