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À la (re)découverte du blé Marquis

Le 15-18

Avec Isabelle Richer

En semaine de 15 h à 18 h

À la (re)découverte du blé Marquis

Un champ recouvert de pousses vertes.

Roger Dallaire a semé son blé Marquis le 6 mai.

Photo : Roger Dallaire

En 1892, un dénommé Charles Saunders a eu la brillante idée de croiser deux cultivars pour créer le blé Marquis, qui est devenu le blé canadien de prédilection durant la première moitié du 20e siècle. Alors que les Canadiens peinaient jusqu'ici à obtenir de bonnes récoltes de cette céréale, le blé Marquis a permis à l'ouest du pays de devenir le « grenier du Canada ». Pourtant, aujourd'hui, on ne le trouve pratiquement plus dans nos champs. Le fermier franco-albertain Roger Dallaire s'est donné pour mission de le faire revivre.

Le blé Marquis a été le premier blé conçu pour résister à notre climat nordique. Grâce à sa maturité précoce, il permet d’obtenir d’abondantes récoltes, malgré les étés courts. Il a toutefois le défaut de pousser très haut, ce qui le rend vulnérable aux grands vents. Il a donc été croisé avec d’autres cultivars au fil du temps. Les gènes du blé Marquis existent toujours, mais ils ont été améliorés, indique Roger Dallaire.

Sur sa ferme autosuffisante, il a semé le cultivar d’origine du blé Marquis. Ça pousse, c’est comme une belle pelouse verte, dit-il. Et quand on sera rendu au mois d’octobre, ce sera une belle tranche de pain.

Roger Dallaire fait son propre pain chaque semaine depuis des années, mais avec de la farine achetée. Il espère pouvoir récolter son blé Marquis à la fin de l’été et en faire de la farine grâce à son moulin.

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