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Comment parler de racisme aux jeunes?

Le 15-18

Avec Isabelle Richer

En semaine de 15 h à 18 h

Comment parler de racisme aux jeunes?

Un homme avec une pancarte.

Tina Mpondani estime qu’on ne peut pas passer sous silence ce qui se passe aux États-Unis, car les élèves sont déjà en contact avec l’information sur Internet.

Photo : afp via getty images / JASON REDMOND

Tina Mpondani est animatrice à la vie étudiante dans une école secondaire de Montréal. Elle est aussi noire. Elle se trouve donc dans une position délicate quand vient le temps de parler avec les jeunes de la mort de George Floyd et de la gronde populaire aux États-Unis. Et le confinement n'a rien pour favoriser les discussions, à son avis.

Tina Mpondani estime qu’on ne peut pas passer sous silence ce qui se passe aux États-Unis, car les élèves sont déjà en contact avec l’information sur Internet, et pas toujours la bonne. Elle ajoute que les jeunes de son école, dont plusieurs font partie d’une minorité visible, sont généralement plus à l’aise de discuter de ces enjeux avec elle qu’avec leurs enseignants.

L’animatrice à la vie étudiante sent toutefois qu'elle marche sur des œufs lorsqu’elle aborde la question de la discrimination raciale : Il y a une limite à ce que je peux dire, parce que je travaille avec des jeunes vulnérables et on ne veut pas les endoctriner. Étant une personne de couleur, je ne veux pas leur dicter une position, mais plutôt voir les émotions qu’ils ressentent par rapport à ça.

Tina Mpondani précise que le confinement est un obstacle de plus aux échanges. Ça ne laisse pas beaucoup de place à la discussion, car tout se fait virtuellement, déplore-t-elle.

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