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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Application de traçage  : « La recette parfaite pour une catastrophe »

Des groupes de personnes qui sont reliés par des lignes pour simuler les contacts entre humains.

Les applications de traçage soulèvent plusieurs questions éthique.

Photo : iStock / Orbon Alija

Le chef de la cybersécurité à Commissionnaires du Québec, Jean-Philippe Décarie-Mathieu, émet des réserves quant à l'application de traçage COVI créée par l'Institut québécois d'intelligence artificielle pour lutter contre la propagation du coronavirus. Le fait que cette application soit développée dans l'urgence l'inquiète beaucoup.

On se garroche tête première dans une solution qui semble alléchante pour les gouvernements, mais on ne passe pas assez de temps à y penser et à la concevoir. Jean-Philippe Décarie-Mathieu voit d’un très mauvais œil la précipitation qui entoure le développement d’une application pour retracer les contacts des gens qui ont contracté la COVID-19. Ça prend du temps, développer une application, dit-il. Et quand on développe rapidement une application, on ne corrige pas les bogues. Et quand on ne corrige pas les bogues, ça introduit des failles de sécurité exploitables.

C’est une recette parfaite pour que ça soit une catastrophe.

Jean-Philippe Décarie-Mathieu, chef de la cybersécurité à Commissionnaires du Québec

Il n’y a pas que cette précipitation qui fait sourciller Jean-Philippe Décarie-Mathieu : ce dernier doute aussi de l’efficacité d’une telle application. Pour donner des résultats, l'outil doit être utilisé par un grand nombre de personnes dans une population. Selon lui, les applications de traçage n’ont pas fait leurs preuves dans les régions du monde où elles sont déjà employées, notamment en Asie du Sud-Est.

L’expert en cybersécurité émet aussi des réserves quant à la protection des données qui seront collectées à grande échelle pour faire fonctionner l’application. Cette récolte d’information, sur notre position et notre état de santé, on met ça dans les mains de qui? s’interroge-t-il.

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