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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

La crise du coronavirus, une preuve de l’échec du libre marché, selon un professeur

Sur une feuille de papier, le mot profit est au-dessus de graphique dessiné à la main. Il y a un crayon, une règle et une calculatrice en avant-plan.

Thierry Pauchant fait remarquer qu’aucun économiste n’a vu venir la pandémie et ses effets sur l’économie mondiale, car, libéralisme oblige, on ne s’intéresse qu’à ce qui permet de faire des profits.

Photo : iStock

« La crise du coronavirus nous montre aujourd'hui que la fameuse loi de l'offre et de la demande, elle ne fonctionne pas. Elle ne nous a pas aidés durant la crise. » Thierry Pauchant, professeur honoraire en éthique des affaires à HEC Montréal, estime que le libéralisme économique est voué à l'échec, et que la crise du coronavirus en est une preuve.

Il fait remarquer qu’aucun économiste n’a vu venir la pandémie et ses effets sur l’économie mondiale, car, libéralisme oblige, on ne s’intéresse qu’à ce qui permet de faire des profits. En janvier, il n’y avait pas de profits à faire sur les ventilateurs, les masques, les tests, alors les industriels ne s’y sont pas mis, affirme Thierry Pauchant.

Il ajoute que ceux qui ont réellement aidé la société, ce sont l’État, la société civile et les petits entrepreneurs.

Et lorsque les grandes entreprises se sont finalement converties à la production de matériel médical, elles ont complètement faussé l’équilibre des échanges en faisant augmenter les prix, selon le professeur.

Thierry Pauchant voit toutefois du positif dans la crise : le fait que plusieurs personnes aient demandé au gouvernement de ne pas relancer trop vite l'économie afin d’éviter une nouvelle vague de morts. C’est, à mon avis, une première historique : pour la première fois au monde, des nations ont dit que ce n’est pas l’argent dans nos poches qui est important d’abord, c’est la santé des gens, dit-il.

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