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Il y a 40 ans, le Québec tenait un premier référendum sur sa souveraineté

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Il y a 40 ans, le Québec tenait un premier référendum sur sa souveraineté

René Lévesque, sa femme Corinne Côté-Lévesque et Lise Payette, après la défaite du référendum de 1980

René Lévesque, sa femme Corinne Côté-Lévesque et Lise Payette, après la défaite du référendum de 1980

Photo : La Presse canadienne / Presse canadienne

« Aucun regret ni nostalgie. » C'est ainsi que Louise Harel se sent, quatre décennies après le référendum qui s'est tenu le 20 mai 1980. Celle qui était vice-présidente du Parti québécois et responsable de la campagne de mobilisation pour le camp du oui, à cette époque, soutient que « ce premier référendum a été l'acte fondateur de notre identité québécoise ».

La défaite du oui au référendum de 1980 n’a pas été un coup trop dur pour Louise Harel. En fait, cette défaite était anticipée. Elle se souvient que le sondage mené au début de la mobilisation indiquait que seulement 30 % des Québécois étaient favorables à la souveraineté.

Je pense souvent à M. Lévesque; il fallait être fait fort pour ne pas broncher et faire campagne, dit-elle. Cette campagne aura tout de même permis de faire grimper à 40 % la proportion de Québécois favorables à la souveraineté.

Le meilleur et le pire

Je pense que c’est le pire et le meilleur qui s’est produit à la suite de ce référendum, affirme Louise Harel.

Le meilleur, pour elle, c’est la naissance de l’identité québécoise. Elle rappelle qu’une décennie avant le référendum, on parlait encore des Canadiens français et non pas des Québécois.

Elle croit que le référendum a été porteur du droit à l’autodétermination du Québec. De minorité un peu dans les limbes, on est devenus une majorité, estime Louise Harel.

L’envers de la médaille, selon elle, est le rapatriement de la Constitution, qui s’est fait sans l’accord du Québec et qui a fait en sorte qu'une vision multiculturaliste a remplacé la notion de peuples fondateurs.

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