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Comment convaincre les Québécois de porter le masque?

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Comment convaincre les Québécois de porter le masque?

Francois Legault lors de son arrivée au point de presse, le visage couvert d'un masque.

Le premier ministre François Legault porte désormais le masque lorsqu'il se présente à ses conférences de presse.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

« Les Québécois n'aiment pas se faire imposer des lois. » Pour le sondeur Jean-Marc Léger, président de Léger Marketing, recommander le port du masque plutôt que de l'obliger était la meilleure façon de convaincre les gens du Québec de le porter. La province est d'ailleurs en train de rattraper son retard par rapport au reste du Canada.

Cette attitude des Québécois par rapport aux lois est très française, selon Jean-Marc Léger. Il cite un vieux dicton disant que les Anglais respectent les lois, mais méprisent l’autorité, alors qu’à l’inverse, les Français méprisent les lois, mais respectent l’autorité.

Le sondeur estime que c’est pour cette raison que le gouvernement Legault a choisi de recommander le port du masque plutôt que de l’imposer. Depuis qu’il a fait cette recommandation, le nombre de personnes qui le portent a considérablement augmenté. Jean-Marc Léger précise qu’aujourd’hui, environ un Québécois sur trois a adopté le masque, alors que cette proportion est d'une personne sur deux en Ontario.

La pression populaire est de plus en plus forte, dit-il. C’est difficile de porter le masque la première fois parce qu’on pense qu’on a l’air fou.

Jean-Marc Léger affirme que le chiffre magique en marketing est 20 %. Lorsqu’une personne sur cinq, dans une population, adopte un produit ou un comportement, c’est à partir de ce moment que la pratique commence réellement à se répandre dans le reste du groupe. C’est notamment ce qu’il a observé avec le guichet automatique : lorsque 20 % des gens au Québec ont commencé à l’utiliser, tous les autres, ou presque, s’y sont mis aussi.

En ce qui a trait aux autres consignes de la santé publique, elles sont généralement plus respectées par les Québécois que par les autres Canadiens. Jean-Marc Léger indique que 33 % des Québécois avouent avoir enfreint l’une des règles sanitaires au cours de la dernière semaine, comparativement à 39 % pour l’ensemble des Canadiens.

Cette apparente obéissance risque toutefois d’être de courte durée, selon Jean-Marc Léger : Les Québécois se solidarisent très rapidement, mais se désolidarisent rapidement aussi. On risque de vouloir revenir à la normale.

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