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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Coronavirus : qu’est-ce qui explique le « mystère africain »?

Un homme subit un test de dépistage de la COVID-19 en Afrique.

L'Afrique détient une grande expertise en matière de pandémies.

Photo : Reuters / Afolabi Sotunde

Contre toute attente, le continent africain est relativement épargné par la pandémie de COVID-19 qui frappe la planète. Avec 17 % de la population mondiale, l'Afrique recense, jusqu'à présent, autant de morts de la COVID-19 que le Québec. Comme l'explique la journaliste Sophie Langlois, qui a travaillé en Afrique, les observateurs du monde entier cherchent encore les raisons derrière ce « mystère » africain, mais il existe des pistes d'explications.

Un faible dépistage

Plusieurs diront que l’Afrique ne teste peut-être pas autant sa population que les autres continents, et c’est vrai. Sophie Langlois donne l’exemple du Sénégal, qui avait effectué 5000 tests à la mi-avril, alors que le Québec en faisait passer au moins le même nombre, mais quotidiennement.

C’est sûr que le faible dépistage est une partie de l’explication, mais ça n’explique pas tout, affirme la journaliste.

Une population jeune

L’âge moyen de la population africaine est de 20 ans, comparativement à 45 ans au Québec. Comme la COVID-19 entraîne des complications surtout chez les personnes âgées, il est normal que moins d’Africains en meurent.

Toutefois, même si seulement 5 % des Africains ont plus de 65 ans, cela représente tout de même 50 millions de personnes. Donc, s’ils étaient affectés autant que nos personnes âgées, il y aurait beaucoup plus de décès, souligne Sophie Langlois.

Un continent isolé

On sait que c’est une pandémie qui est arrivée par avion, et l’Afrique est beaucoup moins connectée par avion au reste du monde, indique la journaliste.

Les trois pays africains qui ont le plus de liaisons aériennes avec la Chine sont l’Égypte, l’Algérie et l’Afrique du Sud, et sont aussi ceux qui ont le plus de cas de COVID-19 sur leur territoire.

L’expertise africaine

L’Organisation des Nations unies (ONU) s’inquiétait des ravages que le coronavirus pouvait faire en Afrique en raison des réseaux de santé fragiles de plusieurs pays.

C’était sans compter l’expertise africaine en matière de pandémies. Ce qu’on découvre, depuis deux mois, c’est que le personnel soignant en Afrique est beaucoup plus habitué que nous aux épidémies, explique Sophie Langlois. La traçabilité des contacts, par exemple, c’est une seconde nature pour eux.

La journaliste ajoute toutefois que, malgré tous ces facteurs, l’Afrique risque de faire les frais de la pandémie, mais sur le plan économique. La crise économique va probablement faire plus de victimes en Afrique que la COVID-19, dit-elle.

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