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Le frelon meurtrier fait son apparition en Amérique

Le 15-18

Avec Isabelle Richer

En semaine de 15 h à 18 h

Le frelon meurtrier fait son apparition en Amérique

Gros plan d'un frelon.

La piqûre du frelon meurtrier est hautement toxique.

Photo : getty images/istockphoto / feathercollector

Il peut faire 5 cm de longueur et décimer une colonie entière d'abeilles en un rien de temps : le frelon meurtrier, originaire du Japon, est maintenant présent en Amérique et il sème l'inquiétude chez les apiculteurs. Sa piqûre, hautement toxique, peut aussi représenter un danger pour l'être humain, selon Jacques Brodeur, professeur à l'Institut de recherche en biologie végétale de l'Université de Montréal.

Le frelon géant asiatique, de son vrai nom, est un redoutable ennemi des abeilles. Il se nourrit de leur estomac après leur avoir arraché la tête, faisant tout un carnage dans les ruches où il s’introduit. Pour l’apiculture, c’est catastrophique, mentionne Jacques Brodeur.

Il n’est pas plus tendre envers les humains. Son dard, d’une longueur impressionnante, peut transpercer les vêtements et il injecte une forte dose de poison. Une personne qui reçoit plusieurs piqûres consécutives peut en mourir.

Il n’est donc pas surprenant que les autorités aient tiré la sonnette d’alarme lorsque le frelon meurtrier a été aperçu à Nanaimo, en Colombie-Britannique, l'an passé. Cette année, il a été vu sur la côte ouest-américaine.

On soupçonne que l’insecte est arrivé ici, au Canada, sur des cargos provenant de la Chine, explique Jacques Brodeur.

Il précise que les frelons meurtriers sont encore peu nombreux en Amérique et qu'on ne devrait pas les voir de sitôt au Québec : On ne s’attend pas à ce que l’insecte traverse rapidement la barrière des Rocheuses, puis les Prairies.

Les autorités canadiennes et américaines prennent néanmoins sa présence au sérieux, car on sait que ce frelon a les capacités de survivre même aux hivers québécois et qu’il dispose ici de toutes les ressources dont il a besoin pour se reproduire. Donc, oui, il y a un risque potentiel pour toute l’Amérique, affirme Jacques Brodeur.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments a le mandat de repérer toutes les infestations de frelons meurtriers et de les éradiquer, si cela est possible.

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