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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Vous faites beaucoup de mauvais rêves depuis un mois? C’est normal!

Un homme est traumatisé à la suite de son réveil.

Selon des chercheurs, la pandémie de COVID-19 augmente la fréquence et l'intensité des mauvais rêves.

Photo : iStock

L'incertitude engendrée par la pandémie de COVID-19 est un terreau fertile pour les rêves, et particulièrement les mauvais rêves. Ceux-ci sont plus fréquents et plus intenses depuis quelque temps, partout dans le monde. Elizaveta Solomonova, postdoctorante au Département de psychiatrie de l'Université McGill, explique le rôle que jouent les rêves en ces temps troubles.

Les rêves réagissent bien à tout ce qui nous préoccupe, explique Elizaveta Solomonova. Et nous avons tendance à rêver davantage aux choses qui sont émotionnellement chargées. La pandémie générant tout un lot d’émotions, il est normal, selon elle, que les gens aient des rêves plus intenses et plus négatifs qu’à l’habitude.

Selon les données préliminaires de l’étude qu’elle mène avec des collègues sur la façon dont la pandémie influence les rêves, on observe une augmentation entre 20 % et 30 % de la fréquence et de l’intensité des mauvais rêves et des cauchemars, particulièrement chez les femmes.

Les scientifiques font une distinction entre les mauvais rêves et les cauchemars. Ces derniers sont plus intenses et mènent au réveil.

Elizaveta Solomonova précise qu’il existe plusieurs hypothèses pour expliquer la raison d’être des rêves. L’une de celles-ci est l’assimilation des connaissances acquises par nos expériences. Quand on vit quelque chose, il y a un processus psychologique qui doit se faire pour intégrer ces nouvelles expériences dans notre mémoire globale, indique la chercheuse.

Les rêves pourraient aussi servir de régulateurs d’émotions. L’équipe d’Elizaveta Solomonova tente d’ailleurs de déterminer si les rêves peuvent être des indicateurs de certains problèmes de santé mentale. Les rêves nous en montrent beaucoup sur notre santé psychologique, soutient la chercheuse. Ils ont aussi la capacité d’augmenter notre créativité, en nous montrant des liens entre des choses qui ne sont pas nécessairement liées.

Si vous rêvez beaucoup ces temps-ci, il est bien de porter une attention à vos rêves, mais il ne faut pas en faire une source d’angoisse, selon Elizaveta Solomonova. Si vos mauvais rêves deviennent trop fréquents, elle vous conseille d’essayer de vous distraire et de porter votre attention sur autre chose que le coronavirus.

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