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Désapprendre à avoir peur du coronavirus

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Désapprendre à avoir peur du coronavirus

Une femme portant un masque en train de regarder par la fenêtre.

Désapprendre à avoir peur du coronavirus demandera du temps, selon la professeure de psychologie Marie-France Marin.

Photo : getty images/istockphoto / LucaLorenzelli

Après avoir tout fait pour faire comprendre à la population québécoise l'importance de s'isoler des autres pour ne pas contracter la COVID-19, le gouvernement doit maintenant convaincre les gens de sortir de chez eux pour reprendre, tranquillement, le cours de la vie. Québec mise désormais sur l'immunité collective pour endiguer la pandémie, mais plusieurs hésitent à retourner à leurs activités, la peur du coronavirus étant maintenant bien ancrée en eux. La professeure de psychologie Marie-France Marin explique comment parvenir à dominer sa peur, graduellement.

Elle fait remarquer que l’apprentissage de la peur se fait très rapidement, contrairement à son désapprentissage : La peur, ça s’apprend très rapidement. Une association est suffisante. Mais, à l’inverse, désapprendre la peur, ça prend beaucoup de temps. Ça se fait par exposition graduelle.

Marie-France Marin soutient qu’il est normal d’avoir peur du nouveau coronavirus, vu le nombre de décès qu’il a causés dans le monde. En fait, ça serait bizarre de ne pas avoir peur, croit-elle. Quelqu’un qui n’a aucunement peur se mettrait en danger et deviendrait aussi un vecteur de danger pour les autres autour de lui.

À l’opposé, quelqu’un qui vit constamment dans la peur risque de développer certaines maladies, comme des troubles anxieux.

Selon la professeure, il est impensable que nous restions confinés pendant encore des mois, car cela engendrerait une trop grande détresse psychologique dans la population. Il faudra donc, éventuellement, surmonter notre peur et reprendre nos activités.

Marie-France Marin précise que cela sera difficile dans les premiers temps. Les gens se sentiront stressés et mal à l'aise lorsqu’ils iront porter leurs enfants à l’école ou à la garderie. Mais, à force d'être exposé à la vie sociale, leur cerveau finira par dissocier le danger des différentes activités de la vie de tous les jours.

Les enfants, ces éponges à stress

Marie-France Marin rappelle que les enfants sont extrêmement sensibles à la peur que démontrent leurs parents. Le stress et l’anxiété sont très contagieux dans une famille. Les enfants n’ont pas toutes les structures cérébrales pour faire une régulation de la peur, mentionne la professeure.

Il est donc important que les parents se montrent rassurants, ainsi que les éducatrices et les enseignantes, et qu'ils ne laissent pas transparaître leurs craintes.

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