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Des pays refusent d’aider les entreprises enregistrées dans des paradis fiscaux

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Des pays refusent d’aider les entreprises enregistrées dans des paradis fiscaux

Le parlement danois à Copenhague.

Le parlement danois

Photo : Radio-Canada / Stéphane Richer

Le Danemark a décidé d'imposer de nouvelles conditions au soutien qu'il offre aux entreprises pour les aider à traverser la crise entourant le coronavirus. Pour y avoir droit, celles-ci ne peuvent pas être enregistrées dans des paradis fiscaux et elles ne doivent pas verser de dividendes. La Pologne a fait de même en obligeant les entreprises qui reçoivent l'aide de l'État à payer leurs impôts en Pologne. Selon l'experte en politique fiscale Brigitte Alepin, il y a fort à parier que le Canada emboîtera le pas à ces deux pays.

Selon le Fonds monétaire international, les gouvernements du monde entier ont dépensé 9000 milliards de dollars pour aider les entreprises. Brigitte Alepin précise que cela représente le salaire des 2100 personnes les plus riches.

Or, comme on a pu le voir lors de la crise économique de 2008, des entreprises reçoivent de l’argent des contribuables en ne retournant aucun impôt à la société. C’est pourquoi certains pays commencent à imposer des conditions à leur aide économique.

C’est très surprenant! s’exclame Brigitte Alepin. On se serait peut-être attendu à quelque chose comme ça de la part de la France ou de l’Allemagne, mais avoir une décision comme ça de la part du Danemark, ça montre un grand leadership.

Même les États-Unis ont pris la décision d’imposer des conditions à l’aide gouvernementale versée aux entreprises. Celles qui paient des dividendes ou dont les dirigeants augmentent leur salaire n’y ont pas droit.

Au Canada, il n’y a pas de telles conditions à l'aide de l'État. Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice a demandé au gouvernement fédéral s'il allait emboîter le pas aux autres pays et sa question est restée sans réponse.

Je suis surprise que ça ne soit pas conditionnel au Canada, surtout après ce qu’on a vu en 2008 aux États-Unis, affirme Brigitte Alepin. Mais, selon moi, tôt ou tard, le premier ministre Justin Trudeau va être obligé d’intervenir.

Elle comprend toutefois que le gouvernement n’ait pas imposé de restriction dans les premières vagues de l'aide financière, puisqu’il fallait que l’argent soit accessible rapidement.

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